[États-Unis du Sud] Les Everglades

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Pour commencer 2017, nous avons décidé de retourner aux États-Unis. Après les grandes villes de la côte Est (New York et Boston), nous voulions découvrir des endroits plus reculés. Un road trip de 4000 km sur les routes du sud des États-Unis nous a conduit de Miami à Austin en passant par les Everglades la côte Ouest de la Floride, la Nouvelle-Orléans, la Louisiane, le parc national de Big Bend et le Texas. Un séjour de 3 semaines à la découverte d’une Amérique profonde où les touristes occidentaux sont très rares et les clichés vivaces.

À peine arrivés à Miami, nous avons filé vers le Parc National des Everglades au sud de la Floride. En quelques kilomètres seulement, on quitte les banlieues riches et les golfs pour se retrouver au milieu des marais et de la forêt tropicale. La rupture est radicale. Fatigués par le voyage, on se couche bien avant les 12 coups de minuit de la nouvelle année!

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Pélican

Shark Valley ne déroge pas à la règle avec ses chemins bitumés et ses pontons en bois mais il permet de voir des hérons et de nombreux alligators qui se prélassent sur les bas-côtés. Il y a beaucoup moins de monde en fin de journée et l’accès n’est alors plus payant. C’est le circuit de l’Ahinga trail que nous avons préféré car il reste un peu sauvage et moins fréquenté. En plus des bébés alligators, nous y avons vu des tortues et l’Ahinga, un oiseau du coin qui étend ses ailes pour les faire sécher au soleil.

En janvier le soleil se couche tôt et nous arrivons aux camping à la nuit tombée. Les emplacements se composent systématiquement d’une table de pique-nique et d’un foyer pour le feu dont les touristes américains raffolent pour célébrer leur héritage de pionniers du grand Ouest. Les emplacements sont plus grands qu’en France (une nécessité pour y mettre l’énorme pick-up et souvent un gigantesque camping-car). En revanche les sanitaires sont la plupart du temps très rustiques et il faut pourtant compter 20 dollars par nuit. On glisse quelques billets dans une boîte à lettre en partant. Au camping de Monument Lake, nous avons été réveillé par un magnifique lever de soleil avec le lac couvert de brume. Instant magique de couleurs et de quiétude.

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Balade en canoë dans le Mangrove tunnel

Nous avons véritablement pu explorer les marais lors d’une balade en canoë à Gulf Coast. Moins chère, moins bruyante et surtout moins intrusive pour notre environnement que les fameux Air Boat, une excursion en canoë nous a emmené à la découverte d’une rivière qui serpente au milieu, et même sous les mangroves. On s’est pris pour des explorateurs et malgré les nuées de moustiques et on a vraiment adoré!

Les deux jours ont été un peu courts et une journée supplémentaire nous aurait permis de profiter des visites proposées par les Rangers à la découverte de la faune et de la flore. Pensez à vous renseigner la veille.

Aux États-Unis, le camping est assez développé. Nous en avons donc profiter pour faire des économies et découvrir un « mode de vie à l’américaine ».

Deux sites indispensables pour réserver vos emplacements : reserveamerica.com, il recense l’ensemble des campings étatiques et nationaux et freecampsites où une communauté de baroudeurs américains recensent les lieux de campings gratuits (parking pour RV ou terrain pour tente) ainsi que les campings privés.  Les lieux sont actualisés par les gens qui commentent, ils y mettent le numéro de téléphone, le site internet (s’il existe) et les coordonnées géographiques. Certains d’entre eux ne sont disponibles que sur réservation préalables et pour d’autres il faut avoir un permis (très utile si vous être américains, un peu moins si vous n’allez passer que quelques semaines sur le continent).

On à testé :

  • Les campings nationaux dans les National Parks : Flamingo Campground au sud des Everglades; Très confortable avec douche, eau chaude et vue sur la mer. Monument Lake Campground entre Shark Valley et Gulf Coast dans les Everglades. L’un de nos campings préférés lors de notre séjour. Une superbe emplacement au bord d’un lac, en pleine nature avec un rangers et sa femme qui vivent ici dans leur RV à l’année. Un très bon accueil avec en prime un magnifique levé de soleil dans la brume du lac. Seul bémol, pas d’eau chaude ni de douche.

Ces campings ferment généralement à la tombée du jour et sont régis par les rangers. En plus de la nuit de campings généralement entre 15 et 25 $ pour un emplacement, il faut ajouter le prix de l’entrée dans le parc. Mais si vous arrivez après la fermeture « officielle » du parc, les caisses sont fermées.

  • Les campings étatiques dans les State Parks. Également régis par les rangers, ils fonctionnent sur le même modèle que les parcs nationaux. Nous avons testé le Koreshan Camground. Attention les portes ferment à 20h. Nous sommes arrivés après et nous avons heureusement eu la chance de croiser un rangers qui rentrait chez lui et qui a pu appeler son collègue et le prévenir de notre arrivée. Le camping est placé dans le parc où se trouve le village de l’ancienne secte des Koreshan que nous avons pu visiter gratuitement le lendemain. Comme pour les parcs nationaux : toilettes, douches et eau chaude. Petit plus : l’électricité sur l’emplacement.
  • Les campings privés. Souvent plus chers (quoique nous avons connus quelques exceptions). Notre nuit la plus chère du séjour, celle à Key West : plus de 60$ pour un emplacement à l’odeur de bête morte à côté d’énormes RVs et du ronronnement de leur climatiseur. Toutefois, après une analyse comparative précise, il s’avère que le Boyd’s Campground avait le meilleur rapport « emplacement/prix » puisqu’il se situe à Key West (l’un des seuls). Bien sûr, à ce prix là, on a le droit au wifi, à l’eau chaude et aux sanitaires bien entretenus.
  • Les campings gratuits : de simples emplacements avec des toilettes sèches et une arrivée d’eau. Nous avons testés Oak Ridge dans le Hillsborough Wilderness Preserve. Uniquement accessible sur réservation préalable, on vous envoie une confirmation de réservation par mail avec le code d’accès qui vous permettra d’ouvrir l’un des cadenas de la grille. Perdus au milieu de la forêt, nous avons vraiment apprécié ce site où nous avons pu faire du feu gratuitement.

La plupart des campings sont perdus au milieu de la nature avec néanmoins tous le confort nécessaire : table de pique-nique, toilettes en dur, douche avec eau chaude et parfois même électricité. On a vraiment apprécié ce mode d’hébergement un peu plus dépaysant que le motel et au rapport qualité/prix imbattable ! Ça nous a permis de découvrir des endroits que nous n’aurions pas exploré si nous avions été à l’hôtel.

[États-Unis du Sud] Floride

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Partis de Paris sous la neige, les vacances commençaient bien avec 28 degrés à l’arrivée en Floride. La région attire de nombreux touristes américains en janvier et février car les températures y sont plus supportables qu’en été. Après notre découverte des Everglades, on a continué au sud, vraiment au sud, en direction de The Keys. The Keys est un archipel longiligne à la pointe de la Floride relié par une route et de nombreux ponts qui se termine à Key West, la dernière île à quelques kilomètres seulement de Cuba.

La route est longue et la circulation dense. On hallucine de croiser des camping-cars de 15 mètres de long qui tractent parfois même un 4X4! Des camions de forains qui sont appelés des RV pour Recreative Vehicule.

Avec la boîte automatique, le régulateur de vitesse et le comportement incroyablement courtois des américains – ce sera le cas pendant 4000 km –  le trajet passe vite d’autant que la vue est impressionnante. On admire la mer turquoise, les palmiers et les pélicans qui tournoient des deux côtés de la route.

Sur le pont parallèle

Après le calme des Everglades, l’agitation de Key West contraste, en particulier le soir. Ça se bouscule pour le coucher de soleil même s’il sera gâché ce soir là par les nuages. Il a fallu s’armer de patience pour garer la voiture gratuitement et le camping est hors de prix. Notre tente de rando minuscule est vraiment ridicule entre 2 RVs dont les climatiseurs ronronneront toute la nuit. Et à partir de 5h30, ce sont les poules pseudo sauvages de Key West qui nous réveilleront finalement.

Nous n’avons pas pu échapper à la Key Lime Pie (tarte au citron locale) qui ne nous a pas particulièrement emballée. La tarte s’est même fait voler la vedette par un énorme iguane venu nous saluer en terrasse. Assez flippant.

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Iguane sur les Keys

La charme de Key West réside surtout dans ses anciennes maisons en bois colorés encore nombreuses dans le centre historique. La lumière du matin les illuminent joliment. L’ambiance nous a plu et on recommande de faire le détour.

Ne pouvant pas aller plus au sud, nous avons fait demi-tour et la suite de notre périple vers le nord a conduit à Naples sur la côte Ouest de la Floride. Maisons immenses, voitures de luxe européennes, trottoirs nickels bordés de pelouses impeccables, les lotissements qui bordent la mer illustrent admirablement à quoi peut ressembler une banlieue huppée des États-Unis. Très impressionnant. On fait un rapide saut à la plage mais l’océan atlantique est froid et on se contente d’observer les pélicans qui pêchent.

Naples

En remontant la côte Ouest en direction d’Orlando, nous avons fait une halte au camping de Koreshan State Historic Site. Nous y avons visité le lendemain un ancien village du XXe qui a été fondé par une étrange communauté. On nous donne à voir différents baraquements qui illustrent le quotidien des habitants de la secte. Des personnages en costume nous donnent des explications sur les croyances de ces utopistes et leur mode de vie.

Koreshan State Historic Site

Nous avons ensuite rejoint les îles de Captiva et de Sanibel qui constituent des espaces protégés au cœur d’un parc national. Aux États-Unis, cela signifie une autoroute pour y aller, un péage pour y entrer et un parking payant… Grosse déception car les plages n’ont vraiment rien d’exceptionnelles et les chemins ne permettent pas de faire une boucle un  peu longue. On sauvera quand même le Lovers Key State Park où de magnifiques oiseaux trouvent refuge.

À défaut de profiter des plages, on a traîné dans les outlets  de vêtements du coin et fait quelques courses pendant que la tente séchait sur le capot de la voiture.

Héron au coucher du soleil sur la plage du Lovers Key State Park

On avait déniché avant de partir un camping gratuit dans les environs. La confirmation de la réservation nous donnait le code du cadenas de la grille. Une fois ouvert, nous avons roulé quelques minutes dans la nuit sur une piste sombre avant de finalement tomber sur une clairière où quelques campeurs étaient déjà installés autour d’un feu de bois. Super expérience avant de rendre la voiture à Orlando, sans prendre le temps de visiter, et sauter dans l’avion pour la Nouvelle-Orléans.

Aux États-Unis, le camping est assez développé. Nous en avons donc profiter pour faire des économies et découvrir un « mode de vie à l’américaine ».

Deux sites indispensables pour réserver vos emplacements : reserveamerica.com, il recense l’ensemble des campings étatiques et nationaux et freecampsites où une communauté de baroudeurs américains recensent les lieux de campings gratuits (parking pour RV ou terrain pour tente) ainsi que les campings privés.  Les lieux sont actualisés par les gens qui commentent, ils y mettent le numéro de téléphone, le site internet (s’il existe) et les coordonnées géographiques. Certains d’entre eux ne sont disponibles que sur réservation préalables et pour d’autres il faut avoir un permis (très utile si vous être américains, un peu moins si vous n’allez passer que quelques semaines sur le continent).

On à testé :

  • Les campings nationaux dans les National Parks : Flamingo Campground au sud des Everglades; Très confortable avec douche, eau chaude et vue sur la mer. Monument Lake Campground entre Shark Valley et Gulf Coast dans les Everglades. L’un de nos campings préférés lors de notre séjour. Une superbe emplacement au bord d’un lac, en pleine nature avec un rangers et sa femme qui vivent ici dans leur RV à l’année. Un très bon accueil avec en prime un magnifique levé de soleil dans la brume du lac. Seul bémol, pas d’eau chaude ni de douche.

Ces campings ferment généralement à la tombée du jour et sont régis par les rangers. En plus de la nuit de campings généralement entre 15 et 25 $ pour un emplacement, il faut ajouter le prix de l’entrée dans le parc. Mais si vous arrivez après la fermeture « officielle » du parc, les caisses sont fermées.

  • Les campings étatiques dans les State Parks. Également régis par les rangers, ils fonctionnent sur le même modèle que les parcs nationaux. Nous avons testé le Koreshan Camground. Attention les portes ferment à 20h. Nous sommes arrivés après et nous avons heureusement eu la chance de croiser un rangers qui rentrait chez lui et qui a pu appeler son collègue et le prévenir de notre arrivée. Le camping est placé dans le parc où se trouve le village de l’ancienne secte des Koreshan que nous avons pu visiter gratuitement le lendemain. Comme pour les parcs nationaux : toilettes, douches et eau chaude. Petit plus : l’électricité sur l’emplacement.
  • Les campings privés. Souvent plus chers (quoique nous avons connus quelques exceptions). Notre nuit la plus chère du séjour, celle à Key West : plus de 60$ pour un emplacement à l’odeur de bête morte à côté d’énormes RVs et du ronronnement de leur climatiseur. Toutefois, après une analyse comparative précise, il s’avère que le Boyd’s Campground avait le meilleur rapport « emplacement/prix » puisqu’il se situe à Key West (l’un des seuls). Bien sûr, à ce prix là, on a le droit au wifi, à l’eau chaude et aux sanitaires bien entretenus.
  • Les campings gratuits : de simples emplacements avec des toilettes sèches et une arrivée d’eau. Nous avons testés Oak Ridge dans le Hillsborough Wilderness Preserve. Uniquement accessible sur réservation préalable, on vous envoie une confirmation de réservation par mail avec le code d’accès qui vous permettra d’ouvrir l’un des cadenas de la grille. Perdus au milieu de la forêt, nous avons vraiment apprécié ce site où nous avons pu faire du feu gratuitement.

La plupart des campings sont perdus au milieu de la nature avec néanmoins tous le confort nécessaire : table de pique-nique, toilettes en dur, douche avec eau chaude et parfois même électricité. On a vraiment apprécié ce mode d’hébergement un peu plus dépaysant que le motel et au rapport qualité/prix imbattable ! Ça nous a permis de découvrir des endroits que nous n’aurions pas exploré si nous avions été à l’hôtel.

[États-Unis du Sud] Miami

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En arrivant aux US à l’aéroport de Miami il y a 20 jours, nous avions d’abord foncés vers les Everglades sans prendre le temps de visiter la ville. De retour d’Austin, nous y avons consacré les deux derniers jours de notre séjour.

C’est un peu la galère en arrivant à l’aéroport excentré de Fort Lauderdale au nord de Miami car il n’y a pas de transports en commun direct vers le centre puisque tout le monde dispose d’une voiture. Sauf les riches qui prennent éventuellement le taxi et les pauvres qui prennent les bus. Prendre le Bus Route 1 au quai 7 du RDC Car Rental du terminal 1, puis le bus 120 à Aventura Mall. Après 2h30 d’immersion dans la communauté noire, nous arrivons enfin à l’hôtel à Miami Beach… qui n’est pas le bon! Ne pas confondre Sobe Hostel avec Sobe You!  SoBe vient de SOuth BEach et désigne le sud de la presqu’île de Miami Beach …et la plupart des commerces par la même occasion.

La ville est très étendue et il est nécessaire de prendre les bus pour partir à la découverte des quartiers qui offrent des visages très différents.

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Ocean Drive

Nous avons commencé par Ocean Drive et son mythique front de mer avec ses immeubles Art Déco. Très touristique et tape-à-l’oeil comme on s’y attendait. Même si certains buildings ne manquent pas de charme, l’agitation en soirée et les prix exorbitants nous ont rapidement fait fuir les lieux. En revanche nous avons apprécié la balade le long de la plage où l’on croise riche bourgeoise et son chien, jogger bodybuildé ou équipe de basket féminin à l’entrainement.

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Miami Beach

Le centre ville est parcouru par un métro aérien qui, à défaut d’être efficace permet, d’avoir un bel aperçu du quartier des affaires. Alors que Miami Beach est plutôt préservée, l’urbanisation (verticale) est ininterrompue dans downtown et on se prend de vertige à regarder les laveurs de vitre se balancer le long des gratte-ciels.

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Miami

Nous avons ensuite filé au nord pour rejoindre le quartier de Wynwood Walls. À pied, à l’européenne. Ca été une sacré trotte et surtout sans grand intérêt. À part celui de nous faire prendre conscience qu’à quelques kilomètres du riche centre ville vit une population très pauvre et majoritairement afro-americaine ou haïtienne et on ne sent jamais très l’aise de se promener par là. Et puis radicalement les junkies noirs sont remplacés par les touristes allemandes blanches, les grossistes de chaussures par des coffee shop trendy et les murs taggés par des murs graphés! L’ambiance est plutôt snob et nous n’avons pas été impressionné par les peintures murales. Au loin on entend la mélodie insistante du camion de glace ambulant.

Nous avons continué pour rejoindre Design District qui rassemble de nombreuses galeries et se veut l’épicentre de la création contemporaine avec la Miami Art Fair comme figure de proue. Les attractions sont assez localisées avec pas mal de boutiques de luxe peu intéressantes. Palm Court, une cour chic et arborée de palmiers mérite le détour. L’architecture moderne est très réussie et l’endroit calme et très agréable.

 

 

 

Pas beaucoup de pauses gourmandes à Miami à cause des tarifs élevés mais citons quand même un discret resto haïtien Tap Tap où nous nous sommes régalés en compagnie de voisins chaleureux qui nous ont même fait goûter leurs assiettes pour orienter nos choix. De même on a bien aimé les burgers gargantuesques chez Burger and Beer joint. Un seul regret, quitter le sud des US sans avoir goûter de véritables ribs.