[États-Unis du Sud] Texas

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Nous avons découvert le Texas en quittant la Louisiane en direction de Big Bend National Park. On retiendra de larges routes droites. Très droites et bordées de paysages arides. À Houston, nous avons un problème et nous changeons de voiture après une crevaison sans prendre le temps de visiter la ville.

Enseigne à San Antonio

En route pour San Antonio nous avons fait halte un peu par hasard à la crèmerie Blue Bell à Breham. Ce n’est pas la bergerie d’alpage du Vercors mais l’histoire de la fabrique est joliment mise en scène et on regrette de ne pas avoir pu participer à l’une des visites dans l’usine. Mais on trouve toujours de temps pour prendre une boule de glace.

La visite de San Antonio a été assez brève mais nous a laissé une bonne impression. Le centre ville est parcouru par une rivière et la balade piétonne le long des quais est agréable et calme. Elle contraste avec l’agencement habituel des grandes métropoles américaines. Nous avons été moins impressionnés par le Fort Alamo et les récits héroïques des courageux américains encerclés par les vilains mexicains, le tout encore illustré avec les fameuses reconstitutions et acteurs en costume d’époque. Au moment où Trump évoque la construction d’un mur à la frontière mexicaine, cet éclairage historique nous aide à comprendre les tensions communautaires.

Sur les routes désertes du Texas

Mais ce qui nous a le plus étonné au Texas c’est l’omniprésence de l’industrie du pétrole. Bien sûr, nous n’ignorions rien de cette activité, mais voir les puits de pétrole en action le long des routes à quand même été un choc. Nous avons eu du mauvais temps sur le retour du côté de Fort Stockholm et observer le mouvement lent et répétitif des balanciers rouillés noyés dans le brouillard a quelque chose de sinistre.  Nous gardons aussi en tête l’odeur du brut, le va-et- vient des camions citernes et les centres de stockage sur le bord de la route. Le long des villes que nous traversons s’alignent de modestes baraquements qui logent les ouvriers la semaine et qui sont abandonnés le week-end.

A San Angelo, une nuit dans un motel bas de gamme et typique nous permet de barrer une ligne de plus sur la To-Do-List américaine! Nous nous aventurons dans un diner typique chez Pack Saddle BBQ où les Redneck, comme la serveuse se surnommesont bien contents de recevoir des touristes européens.

Ranch

Sur la route qui mène à Austin, nous faisons une halte Fredericksburg, petite ville fondée par une colonie allemande qui nous promet les meilleurs choucroutes des USA et nous offre des boutiques de déco au goût douteux… Dans les environs, nous nous arrêtons aussi devant des ranchs isolés dont celui YFZ Ranch occupés par une secte polygame controversée et le X-bar Ranch déserté. Les habitations dans les environs sont en piteux état et l’atmosphère est plutôt morose. Gageons qu’en été et avec l’attrait des rodéos, l’ambiance soit plus agréable.

À Enchanted Rock, nous passons la nuit dans un camping au pied d’une énorme formation rocheuse lisse qui nous a offert un super point de vue au lever du soleil. Magnifique!

Levé de soleil sur enchanted rock

Alors que l’on nous avait vendu une ville de hypsters et eco-friendly, nous n’avons pas été sensible au charme d’Austin. Alors certes il y a plus de vélos et de joggers que les autres villes du Texas, certes la Congress Avenue est bordée de jolies boutiques mais cela reste une 2 x 2 voies encombrée de gros pick up! La pluie a contrarié nos déambulations mais nous en avons profité pour visiter une expo d’art contemporain dans un bel espace et pour visiter le musée de la ville qui retrace l’histoire du Lone Star State. Le musée est plutôt bien fait et met en perspective l’évolution de l’activité économique du Texas (coton, élevage, pétrole)  avec l’invention du fil barbelé, le rôle des Cow-Boys ou des pistolets aux hormones de croissance pour les bœufs. Aujourd’hui les activités de hautes technologies (Texas Instrument, aérospatiale) et les énergies renouvelables prennent le relais.

Enfin nous avons eu une visite guidée intéressante du Capitole. Nous n’avons pas encore bien compris tout les subtilités du fonctionnement des différentes chambres mais nous en savons un  peu plus sur l’histoire de l’État et le fonctionnement fédéral.

 

[États-Unis du Sud] Big Bend National Park

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Nous avions inscrit au programme le Parc National de Big Bend. Au Sud-Est du Texas, frontalier du Mexique, la visite nous imposait un sacré détour mais nous voulions faire l’expérience d’un véritable parc américain. Même s’il n’a pas l’ampleur des parcs de la côte Ouest, les paysages justifient les 7 heures de route. Nous y avons passé un peu plus d’une journée (2 nuits) sur place, suffisant à notre avis.

Marathon

Le parc est un immense désert constitué d’une végétation aride, d’arbustes et de cactus au milieu duquel se dresse une haute chaîne de montagne qui culmine à 2400 m. Nous arrivons à la tombée de la nuit par l’entrée nord depuis Marathon après nous être arrêtés à plusieurs reprises pour profiter du coucher de soleil et voir les daims et des chacals qui nous observent sur le bas-côté.

La réservation des campings est indispensable car ils sont souvent complets. Quant aux free camps sites que nous avions repérés, nous ignorions qu’ils nécessitaient aussi une réservation auprès des Rangers ce qui nous a valu de nous faire sèchement chasser par un campeur peu enclin à partager 15 m² de terrain caillouteux à Grapin hills. Bref, le camping ne s’improvise pas à Big Bend! D’autant que même au camping officiel de Chisos bassins, il n’y pas de douche, l’utilisation de l’eau est limitée et nous n’avons pas réussi à planter les sardines dans le sol!

Big Bend National Park

Une nouvelle fois, nous avons un peu été déçus par les itinéraires de randonnés proposées qui sont, soit très courts, soit des allers / retour frustrants.

A Rio Grande Village, nous avons parcouru au lever du jour le Rio Grande Trail (1,2 km) qui nous offre une vue plongeante sur la rivière frontalière avec le Mexique. Les paysages rappellent le film « Desierto ». Ici ni de mur, ni de Ranger en patrouille. L’accès au parc est quand même contrôlé par une station de police qui prend automatiquement en photo les voitures pour s’assurer que chaque voiture qui rentre dans le parc, en ressort.

En arrivant sur Chisos Bassin, le cœur du parc à 1500 m, nous avons fait la rando classique du Lost Mine trail (7 km, +350 m, 2h30). Le sentier est plutôt fréquentés, exclusivement par des américains. Fidèles descendants des pionniers du grand Ouest, ils sont sur-équipés pour cet itinéraire facile: large chapeau, sifflet, coutelas à la ceinture et bombe lacrimo en cas de face-à-face avec un ours! Le paysages est magnifique et la balade vaut le coup. Dommage qu’il faille redescendre par le même chemin.

Lost Mine Trail

Enfin nous avons rapidement fait la rando Chisos bassin (2,4 km, +130 m, 1h) qui est d’un intérêt limité, d’autant que le temps commençait à se gâter.

En plus des randonnées, le parc se découvre aussi en voiture: la belle route permet d’admirer l’étendue du paysage et de varier les points de vue sur les montagnes. Plusieurs spots sont proposés le long de la Ross Maxwell scenic drive mais on vous recommande en particulier le Tuff Canyon et surtout le Selena Cayon: il ne faut pas hésiter à mettre les pieds dans la vase car le sentier qui s’enfonce dans les étroites gorges est très impressionnant.

Castolon Visitor Center

Il y a une station d’essence à Panther Junction: Soyez prudent car on a eu un petit coup de stress sur la route du retour à guetter la jauge du réservoir.