[Taiwan] La côte nord

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Après la trépidante Taipei nous voulions profiter de notre court séjour pour découvrir des endroits plus nature dans les environs de la capitale. La côte nord de l’île nous a offert de magnifiques paysages, entre mer et montagne.

Nous avons d’abord rallié Keelung depuis Taipei en bus, notre point de départ pour explorer la côte. Le réseau de transport en commun n’est pas simple à appréhender et la voiture aurait sans doute été plus efficace. Quant aux trains, incroyablement bons marchés, ils sont vite complets.

De nuit et dans une ambiance rappelant le film « Une pluie sans fin », Keelung nous a paru plutôt sinistre et sans grand intérêt. À l’abri des auvents des échoppes du marché de nuit nous avons poursuivi notre immersion gastronomique avec un succès variable.

Le lendemain nous nous réjouissons d’être seuls dans le bus public en direction du geopark de Yehliu. Hélas, le parking est déjà rempli de cars de touristes chinois quand nous arrivons un peu avant l’ouverture. Le site abrite des rochers en forme de champignon qui ont été sculptés par la mer. C’est certes impressionnant mais complément dénaturé par la fréquentation. Si l’aménagement du site était sans doute nécessaire pour canaliser le flux il était peut-être possible d’éviter de badigeonner de peinture rouge les rochers pour délimiter la zone d’accès ou de faire courir d’énormes câbles électriques pour alimenter les spots des illuminations nocturnes. Après avoir essuyé quelques coups d’ombrelles de chinois peu bienveillants nous fuyons rapidement le long d’un chemin dallé. Nous profitons alors des paysages marins en contre-bas, de la flore luxuriante et du calme. Quelques marches plus tard, nous ne croisons plus que des papillons multicolores.

Sur le retour le bus nous dépose au Lovers Lake Park. Le temps se gâte un peu et les couleurs aussi. Nous descendons le Haixing trail où une végétation prolifère nous rappelle Jurassik Park . Dommage qu’il nous faille faire le même chemin sur le retour, et en montant cette fois.

Lovers park, Taiwan

Après une nouvelle étape de bus laborieuse nous arrivons à Jiufen en fin d’après-midi, une ville historique accrochée au flanc de la montagne. Si le dédale des escaliers et des rues étroites n’est pas sans charme, on retient surtout les embouteillages des bus qui peinent à manoeuvrer dans les virages et les ruelles dans lesquelles le flot de touristes avance péniblement. Une horreur.

Finalement une fois la nuit tombée et les One Day trip rentrés à Taipei, les lanternes rouges qui illuminent les rues (presque) silencieuses métamorphose l’ambiance. Raviolis vapeur et vue sur la vallée, c’est ce que propose un restaurant dans une vieille bicoque en bois à étage à l’écart: Un coup de coeur.

Jiufen

Pour notre dernier jour on décolle au lever du jour pour une rando à la montagne TeaPot. L’approche, de Jiufen jusqu’au départ du sentier, est longue mais pas désagréable le long de petits chemins baignés de brume matinale.

Le sommet de TeaPot est rapidement atteint et livre une vue spectaculaire sur le relief alentour mais surtout vers la mer que l’on surplombe. Mais c’est en fait ici que la vraie randonnée commence. Après quelques pas d’escalade, on contourne le rocher sommital pour continuer sur l’arête. Le paysage est grandiose. Même si le sentier est plutôt bien tracé, il est peu balisé et s’adresse à des randonneurs expérimentés. Des cordes équipent les passages techniques qui sont un peu exposés. La fin de la balade est plus laborieuse. La végétation devient très dense et l’itinéraire hasardeux. Au final plus de 7h de balade à retrouver ici.

On remonte à Jiufen en taxi pour ensuite filer à l’aéroport sans prendre le temps d’aller voir les Golden Waterfall.

[Écosse] Édimbourg

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Cette fois, on y va! On ne se laisse pas impressionner par le risque de pluie et on part avec Marine et Jonathan à la découverte de l’Écosse et de ses moutons. Une boucle ambitieuse de plus de 1000 km au départ d’Édimbourg et en direction de l’île de Skye en passant par les Highland.

« Et Dinde Boro » en roulant le « R », c’est là que nous sommes arrivés et il vaut mieux savoir comment cela se prononce! La ville n’est pas très grande et se parcourt agréablement à pied. Elle est bizarrement foutue avec des rails de chemins de fer qui coupe la ville en deux. Au nord, la New Town géométriquement agencée, au sud la vieille ville foutraque et vallonnée. Comptez entre 2 et 3 jours sur place.

The Parish church of St Cuthbert garden

Bus à deux étages, cabs noirs et jeunes femmes vulgaires et éméchées dès 18h: pas de doute, nous sommes bien en Grande -Bretagne! Autre particularité locale, la typique saucisse-purée; qui ne nous laisse pas un souvenir impérissable.

La ville est encore très authentique avec ses processions (religieuses?) en habit traditionnel, ses mariés que l’on croise en kilt ou ses groupes de jeunes improvisant un rock a capella au côté d’une guitariste de rue. Une simplicité qui nous a vraiment séduit et qui contraste avec le côté gris et sinistre de la plupart des rues et ruelles. Ca ne doit pas être drôle en hiver…

Délicieux fudge

La vieille ville n’échappe pas aux multiples attractions touristiques avec en particulier des visites guidées sur les mythes et légendes de l’Édimbourg hanté. C’est un peu caricatural mais la déambulation dans les boyaux obscurs et labyrinthiques sous la ville est assez impressionnante. Et surtout un excellent exercice de compréhension orale: nous n’étions pas trop de 4 pour rassembler les bribes d’écossais que nous avions attrapés.

Nous n’avons pas visité le château mais pour voir un point de vue sur la ville, et en particulier le coucher du soleil, on recommande Carlton Hill, plus accessible que le Holyrood Park où nous sommes allés nous galérer.

Pour les jours de pluie, halte obligée (et gratuite) au National Museum de Scotland. D’une part pour l’époustouflante grande halle mais aussi pour la collection permanente et en particulier celle des sciences et techniques.

Nous avons passé aussi un super moment à la découverte des bords de la rivière qui serpente à l’Ouest de la ville jusqu’à Dean Village. Les rives sont très bien aménagées, l’atmosphère y est verdoyante et paisible et le chemin nous conduit à la galerie d’Art Moderne où nous avons profité des installations en plein air.

Impossible de quitter la ville sans admirer le mythique Forth Bridge, le pont ferroviaire historique classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Un monstre d’acier rouge, particulièrement massif depuis la dramatique rupture d’un pont similaire en 1879. Aujourd’hui 2 autres ponts permettent de traverser la baie et de filer au nord vers les Highlands.

 

  • Vol A/R depuis Paris CDG avec EasyJet 105€/ pers. à des horaires décents
  • Location de voiture: 240€ pour 7 jours chez Europcar Airport Edimbourg
  • Herbergement 1 (Cheap): City Stay Hostel Edinburgh, 2 lits, 19,5£/nuit
  • Herbergement 2 (Chic), 
  • Hanted guided tour: 18 £/Pers.
  • National museum of Scotland: Gratuit

[Ecosse] de Oban à Glenfinnan

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Pas le temps de passer par Glasgow, nous fonçons au nord à travers le Loch Lomon National Park. On prend juste le temps de faire une halte à Luss pour admirer le lac mais le ciel est gris et les paysages ne sont pas particulièrement spectaculaires.

Nous faisons ensuite escale à Oban, petit port de pêche. Nous sommes témoins de l’activité nocturne des chalutiers. Pas grand chose à signaler à part un excellent Fish&Chips, dans George Street.

La pluie continue à nous accompagner et nous ne verrons rien des sommets de Glencoe noyés dans le brouillard. Le massif abrite le point culminant de la Grande-Bretagne. Nous nous contentons d’une balade un peu triste autour d’un lac et il faudra revenir pour faire des randonnées.

Un peu plus au nord, étape obligatoire à Glenfinnan, LE spot pour voir passer un vieux train à vapeur sur un ancien viaduc, popularisé par le film Harry Potter. Le train était un peu en retard mais on l’a bien vu. À noter qu’il est repassé dans l’autre sens quelques minutes après, pour ceux qui n’avaient pas encore fait assez de photos. Pour le Tea Time, pause sucrée dans un ancien wagon transformé en restaurant.

Une fois revigorés, nous reprenons la route direction Mallaig pour rejoindre l’île de Skye en ferry.

  • Le viaduc est à environ 20 min de marche de la gare
  • Passage du train à 11h et 15h. 20 minutes de retard pour nous. Est repassé dans l’autre sens 10 min après!

[Ecosse] Île de Skye

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Baignée par la chaude lumière de fin de journée, notre arrivée sur l’île de Skye commence très bien. Nous  avons intensément exploré l’île pendant 3 jours. Les routes sont en très bon état et offrent souvent de superbes panoramas, entre mer et montagnes. La réservation des hébergements est obligatoire en été et nous avons profité d’une vue magnifique depuis la fenêtre de notre AirB&B.

Au pied de Glamaig

Nous n’avons eu guère le temps de nous éloigner du circuit classique de visite mais les spots connus ne le sont pas pour rien. Une réserve cependant pour les Fairy Pools, une succession de petites cascades et bassins qui dévalent les pentes d’un grand cirque naturel. Le sentier n’a aucun charme, il est très fréquenté et les chutes d’eau ne sont pas aussi enchanteresses que l’on nous avait promis. En revanche, une fois dans le coin, la route qui longe Brittle river jusqu’au camping de GlenBrittle est très jolie et bordée de moutons.

Vers Glenbrittle

Nous avons fait une halte culturelle à la distillerie Talisker avec visite des installations et une (très) courte dégustation. Nous avons appris que le goût caractéristique de ce whisky provient en particulier de l’eau qui s’est parfumée au contact de la tourbe. Les visites se suivent à la chaîne et on n’a pas le temps de traîner entre les vieux fûts mais elle est intéressante et adaptée à ceux qui n’y connaissent rien.

Plus au nord, les routes qui mènent à Geary et Stein offrent de beaux panoramas marins mais les villages sont sans intérêt particuliers. Pour le coucher du soleil, nous nous postons à Neistpoint à l’extrémité Ouest de l’île. Au choix: se placer sur le rocher le plus haut ou plutôt prendre du recul sur la falaise adjacente pour profiter de l’alignement du rocher et du phare.

Balade à the Quiraing

Le coup de cœur de l’île c’est bien sûr, The Quiraing, une impressionnante vallée verdoyante surmontée d’une falaise abrupte. Au premier plan, le vert des prairies, à l’horizon le bleu de la mer tandis que la lumière change au gré des nuages qui défilent. Un joli sentier longe la falaise pendant 40 minutes avant de la contourner mais il ne semble pas y avoir de boucle pour rentrer (Itinéraire).

Attention, très difficile de trouver des restaurants après 19h30! Ils semblent ne faire qu’un service et on conseille vivement de réserver même si cela contraint le rythme des explorations. Il y a souvent un groupe de musique folk qui anime agréablement la soirée.

Le second coup de cœur c’est l’Old Man of Storr, une sorte de menhir géant qui se dresse à l’écart d’un massif montagneux. L’ascension est un peu exigeante (+400 m de dénivelé) mais vaut le coup pour profiter d’un point de vue plongeant sur le gros caillou qui penche et la mer en arrière-plan. Éviter l’aprèals-midi pour le contre-jour. De nombreux petits sentiers s’égarent autour du Mann à l’abri des touristes.

L’île de Skye sera décidément notre coup de coeur de se séjour. Bien que touristique, l’île regorge de panoramas époustouflants et variés.

  • Ferry de  Mallaig à Armadale opéré par Calmac. 9.7£/voiture et Passager 2.9£/Passager
  • Fairy Pools: Pas facile de se garer. Se mettre sur le bord de la route dès que possible. Chemin facile mais glissant si humide. Environ 1 heure Aller/Retour.
  • Distillerie Talisker. Réserver billet en avance car session parfois complète. 10£/pers. Environ 45 minutes.

[Ecosse] Les Highlands

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Il a fallu nous résoudre à quitter l’île de Skye et entamer le retour via Inverness. Au passage nous nous arrêtons au château d’Eilen Donan. Juché sur le bord d’un lac, il est impressionnant mais nous ne prenons pas le temps de le visiter.

Nous nous autorisons un détour le long d’une route côtière qui nous réserve probablement les plus beaux paysages de tout le séjour. D’Auchtertyre à Torridon, la route nous fait franchir des cols, longer des lacs et des plages, surplomber des alpages et l’océan. C’est magnifique. Nous aurons même la chance d’apercevoir un troupeau de cervidés sur une plage.

Nous poussons le détour jusqu’aux gorges de Corrieshalloch. Elles sont impressionnantes mais à ne considérer que si l’on a du temps car le crochet rallonge pas mal la route.

Caingorn National Park

Nous n’avons pas retenu grand chose d’Inverness, il faudrait revenir pour les fameux Highland Games.

Sur le retour nous traversons le Caingorn National Park qui nous a plutôt déçus. Probablement parce que nous n’avions pas pris le temps de préparer cette étape du parcours et que le centre d’information ne s’est pas montré très pertinent. Les randonnées proposées sont des balades de quelques minutes et ne permettent pas de profiter du cadre. Nous avons finalement opté pour un tour d’une heure autour du loch an Eilen.

Copenhague

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En mai 2018 nous avons voulu comprendre pourquoi les Danois sont les plus heureux du monde. Nous sommes partis pour un long week-end à Copenhague à la recherche du hyggue, l’art du bien-être et de l’atmosphère chaleureuse scandinave.

L’atmosphère n’est pas vraiment chaleureuse lorsque l’on débarque à la gare centrale, dans le quartier populaire de Vesterbro: Pluie fine, établissements nocturnes crasseux, et zonards nous font presser le pas pour rejoindre notre AirB&BOn se rassure en sachant que les Danois veulent quitter Interpol considérant leur contribution financière injuste en regard du taux de criminalité dans leur pays. On recommande l’appartement avec la cuisine équipée qui n’est pas un luxe pour faire sa tambouille au pays des restos hors de prix.

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Station de tram à Vesterbro

Vesterbro est un quartier résidentiel et calme. Des initiatives pour le dynamiser voient le jour comme la réhabilitation des abattoirs de Kødbyen où des restaurants et galeries d’art occupent les anciens entrepôts. Nous avons gouté aux burgers et tartare onéreux chez Paté Paté, dans une atmosphère agréable. Pour le petit déjeuner, nous avons fait halte à la terrasse ensoleillé de Petròlavec muesli obligé.

 
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Cour intérieure de la mairie

En rejoignant le centre ville on s’arrête admirer la charpente en coque de bateau renversée du hall de la gare et la cour intérieure de l’hôtel de ville où se succèdent les mariages.

Peu d’interêt à trainer dans Strøget, la rue piétonne principale sur laquelle on tombe immanquablement. Elle est très fréquentée et on y trouve les mêmes boutiques que partout dans le monde. On fait une  exception pour Tiger et Soeurs Sostrene Grene. À ne pas manquer: la descente du premier étage en toboggan, réservé aux (grands) enfants!

Nyvahn, la carte postale de Copenhague, mérite le détour surtout lorsque le soleil illumine les façades colorées et les bateaux en bois.  Plus loin, un food court promeut des salades de quinoa et des burgers au soja. Il ne sera bientôt même plus la peine de préciser « Organic » tellement cela semble être la norme ici.

 

L’architecture de l’opéra est magnifique et on regrette de ne pas pouvoir y entrer.

Autre figure classique de Copenhague : le quartier de Christiania, le village hippie et alternatif au sud de la ville. Il a malheureusement beaucoup perdu de son caractère subversif et l’endroit ressemble un peu à un parc d’attraction où l’on vient observer des bêtes curieuses. Nous ne nous y sommes pas vraiment senti à l’aise. Nous y avons découvert l’atelier à l’origine des triporteurs, ces vélos à trois roues avec une grosse caisse devant pour transporter enfants ou matériel. Lourd et peu stable, la balade dans l’après-midi a seulement été amusante pour l’aspect folklorique. Préférer des vélos traditionnels pour circuler dans la ville.

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Bibliothèque royale

Les bibliothèques, en plus de permettre de faire une pause, sont souvent une bonne surprise architecturale. Le diamant noir, bâtiment ultra-moderne et sinistre d’extérieur, abrite de magnifique espace lumineux et épuré. Il est adossé aux édifices historiques et le mélange est très réussi. On adore.

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Palads Teatret

Nous consacrons notre deuxième journée à l’exploration du nord-Ouest de la ville, dans la quartier de Norrebro où les endroits tendances encerclent petit à petit les vieux immeubles en brique. Anciens logements pour ouvriers, une population majoritairement immigrée y habite aujourd’hui. Nous poussons jusqu’au cimetière Assistens, verdoyant et propice à la balade. En sortant de l’enceinte vers le nord, la rue Jaegersborggade et celles avoisinantes font penser à une vie de village avec les tables en bois sur le trottoir où les habitants viennent déjeuner ou participer à des ateliers de bricolage.

Pour une pause déjeuner on conseille les Smorrebrod à Torvehallerne. Ces tartines garnies sont très appétissantes et on a envie de toutes les gouter.

Le château de Rosenborg Slot n’est pas très impressionnant et nous ne l’avons pas visité (Attention il ferme tôt). En revanche, on recommande à coté la visite du jardin botanique et surtout des serres historiques.  Des escaliers en colimaçons en acier permettent de s’élever (en même temps que la température) et de côtoyer les feuilles des palmiers. Gare aux objectifs embués!

Nous avons fait la visite nocturne du parc d’attraction de Tivoli. En plein centre ville il met en scène de vieux manèges. Même si les illuminations sont belles, c’est une sortie couteuse et peu interessante d’autant que chaque attraction nécessite une dépense supplémentaire.

Délaissé par les touristes le quartier de Nyboder vaut le détour. D’anciennes maisons d’ouvriers colorées s’y alignent. Mention spéciale pour la Krusemyntegade, probablement LE spot Instagram.

Retour dans le centre dans le coffee shop d’Arket, pour une pause sucrée de kanelstang, ces pâtisseries à la cannelle délicieuses.

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Kanelstang chez Arket

Trois jours un peu intensifs suffisent à découvrir la capitale danoise et nous profitons de notre denier jour pour aller humer l’air de la mer. Copenhague est en effet située sur une île, excentrée du pays. Le train nous dépose du côté de Klampenborg, à 40 minutes au nord, là où se trouvent les premières plages de sable. Elles sont très décevantes et on recommande plutôt d’aller visiter le musée Louisiana, encore plus au nord.

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Jetée à Bellevue Strandbad

Il s’agit d’un grand parc dans lequel serpentent les salles et les couloirs d’un musée d’art moderne. Tantôt sous terre, tantôt au milieu des arbres, les salles d’exposition semblent se fondre dans la nature. La collection ne nous a pas particulièrement enchantée, mais l’architecture unique et la sérénité du lieux nous a emballé.

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Musée de Louisiana

On ne vous a pas parlé de la petite Sirène et ce n’est pas un oubli…

Et le hygge dans tout ca? Et bien c’est un mélange d’intérieur ultra cosy, de nourriture saine, de transport doux, d’ouverture sur le monde et d’humilité.

[Angleterre du sud] Sussex

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Justine a découvert Brighton à l’occasion de l’organisation du festival d’art contemporain Diep~Haven, et cela lui a donné envie d’en voir un peu plus au sud de l’Angleterre. Alors on a mis la voiture dans le ferry et on est parti en juillet 2017 pour 10 jours, du Sussex au Dorset, en passant par le Hampshire et le Devon à la rencontre des moutons, de Sherlock Holmes et des paysages de Jane Austin.

La côte brumeuse de Dieppe à peine quittée, le soleil nous a accueilli à New Haven. Nous filons aussitôt à l’ouest pour rallier Rye – le plus beau village d’Angleterre – parait-il. Bah non, en fait. On a été déçu. Alors certes, il y a bien la Mairmaid Street et ses pavés joliment déglingués mais ça s’arrête là.

On a préféré humer l’air de la mer à Beachy Head. Pas de plages mais une côte découpée de falaises blanches et abruptes. Et même si nous avons manqué le coucher de soleil de peu, les falaises à pic et le phare de Belle Tout au milieu des étendues d’herbe rase offrent un panorama splendide.

Phare de Belle Tout

Aux alentours, la charmante bourgade d’Alfriston nous a aussi bien séduite. Son camping, un peu moins. Il s’agit d’un vaste terrain vague sans emplacement délimité, très peuplé et bruyant. On file se réfugier au Star Inn. Ce n’est pas moins bruyant mais on retrouve l’atmosphère typique du pub anglais: plancher en bois qui craque, fenêtre à petits carreaux et une bonne bière (éventée et tiède of course!).

Nous avons ensuite passé une journée à Brighton où nous avons dû nous excentrer pour nous garer. Le front de mer est très touristique mais agréable pour la balade. Les illuminations du Pier sont jolies et le spot est idéal pour le coucher du soleil. A l’inverse on ne recommande pas la balade under the cliff, le long d’une piste bétonnée et monotone. Le plus sympa reste le quartier piétonnier de The Lanes. On déambule entre les boutiques de fringues, les coffee shop et les librairies. Les rues pavées, souvent étroites, et les maisons en briques entretiennent le charme désuet et coloré du cœur historique.

On se laisse bien sur tenter par quelques sucreries typiques du pays : le fudge, que nous achetons chez Roly’s, un large choix avec des goût originaux. On est conquis ! Pour les palais plus traditionnels, on vous recommande les cookies de Ben, un vrai délice.

Brighton Pier

Enfin l’excursion ne serait pas complète sans la visite kitsch mais impressionnante du Royal Pavillon, un palais du 19e siècle construit selon une architecture orientale. Une véritable immersion dans un palais indien de l’extérieur et… chinois à l’intérieur! Un vrai dépaysement! Les jardins sont plaisants pour une sieste ou un pique-nique.

À notre grande surprise il n’a pas été facile de trouver un resto ouvert après 21 heures, même en pleine saison estivale! On a quand même réussi à trouver un Fish&Chips, halte locale obligatoire. Pour le logement, l’auberge Home Brighton est idéalement placée et fait le bien le job.

[Angleterre du Sud] Hampshire

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On quitte Brighton vers l’est, et sans nous arrêter à Southampton et l’île de Wight, on fonce vers le Parc National de la New Forest. On n’est pas les seuls et des bouchons nous attendent à Lyndhurst, la bourgade au centre du parc. Le coin est sacrement touristique mais il est pourtant difficile d’identifier les bons spots à visiter dans cette immense forêt. Sur les conseils de l’office du tourisme, nous sommes partis nous balader du côté de Bolderwood. L’endroit ressemble un peu au Champ de Mars en été: On joue au foot sur une vilaine herbe, ça braille de partout et on pique-nique à quelques centimètres de sa voiture. Nous avons fait un court itinéraire dans les sous-bois, sans grand intérêt. En revanche le sport permet d’observer de magnifiques cervidés en semi-liberté.

Cerfs dans la New Forest

Quelques kilomètres plus loin et plus au calme, le Tall trees trail nous a bien plu, bordés d’impressionnants arbres.

Sur la plaine de Reihnefield

Mais ce que nous avons préféré est de loin la plaine de Reihnefield, un peu avant Brockenhurst. Une fois garés à Puttles Bridge car park, on se promène le long d’une charmante rivière qui serpente dans les sous-bois; et quelle surprise de tomber nez-à-nez avec des chevaux sauvages! Un peu plus haut une vaste prairie sert de terrain de jeu aux chevaux, ânes et vaches à poils long. L’endroit nous a tellement plus que nous décidons  d’y passer un peu de temps et nous faisons halte au camping d’Aldrige. Au lever du jour le soleil disperse la brune et colore magnifiquement les bruyères en fleur. Superbe.

Guillaume dans la lande

[Angleterre du Sud] Devon

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Du Devon, nous avons surtout exploré le Dartmoor National Park. C’est probablement l’étape la plus impressionnante de notre séjour de la côte sud de l’Angleterre et les 2 jours se sont révélés trop courts pour profiter pleinement des magnifiques paysages de la région. Il est constitué de collines couvertes de bruyères surmontés de rochers disparates, les Tors. On croise des moutons, des chevaux sauvages mais pas le terrible le chien des Baskerville dont le Dartmoor sert de décor.

Dans le Dartmoor National Park

Deux routes principales traversent le parc: du nord au sud (Exeter – Yelverton) et d’est en ouest (Tavistock – Newton Abbot). Elles se rejoignent au milieu à Two Bridges, au coeur du parc où l’on peut trouver un point d’information. Ces routes offrent des panoramas à couper le souffle. De nombreux aires permettent de s’arrêter sur le bas-côté. « Drive with Moore care » car on croise des moutons sur la chaussée. En dehors de ces grands axes les routes sont extrêmement étroites: bordées de hautes haies qui forment de jolies arcades végétales au-dessus de la route mais rendent périlleux les croisements.

Randonnée dans le Dartmoor

Le point d’information n’étant pas capable de nous conseiller une longue balade à la journée, on finit par acheter une carte détaillée et de définir notre propre itinéraire sur le coin d’une table dans un pub. Mauvaise idée finalement: Nous nous sommes embarqués pour une rando de 30 km  hors sentiers à travers des tourbières marécageuses avec clôtures de pâturages, zones militaires, et ruisseaux à traverser. Une vraie galère qui nous a épuisé! Voici donc les spots sympas que nous conseillons et qui sont pour la plupart accessibles depuis un parking jamais très loin. En absence de sentiers balisés cela reste l’option la plus raisonnable. Au nord de Two Bridges les bois de Wistmann offrent un décor féerique où une mousse verte recouvre roches et arbres. À l’est de PrinceTown les anciennes carrière de Fogginor valent aussi le détour.

Le bois de Winstmann
Carrière de Fogginor

Le parc recèlent surement de sentiers aménagés mais nous ne le avons pas trouvés. Pour un séjour bref, on conseille donc de parcourir tranquillement les Scenic Drive qui font profiter d’un paysage somptueux.

Dans les plaines du Dartmoor

Pour nous remettre de notre randonnée laborieuse, nous avons fait halte dans le manoir Kelly où nous avons été extrêmement bien reçus. La demeure appartient à la famille depuis…31 générations! Scones, tea time and English breakfast sous le regard sévères des vieux portraits de famille et au milieu du charme suranné des rideaux et sofas décolorés en font une halte originale.

Dans le parc nous avons campés au camping à la ferme de Dartmoor Shepherds Hut à Michelcombe. Difficile d’accès mais tout à fait décent.

Justine dans la jungle d’Eden Project

Nous n’aurons pas le temps d’atteindre les Cornouailles mais nous avons poussé à l’ouest jusqu’à l’Eden Project. Il s’agit d’une sorte de parc d’attraction végétal où sont rassemblés des milliers de plantes. Un gigantesque jardin des plantes sous d’immenses serres pour y contrôler l’atmosphère. À l’origine le site était une carrière, réaménagé en 2001 avec un dôme dédié aux variétés méditerranéennes et un  autre à celles tropicales. Même si le baratin écologique est peu convainquant, la profusion de fleurs, de fruits, de légumes offre une visite rafraichissante. Idéal pour les enfants et les jours de pluie!

[Angleterre du Sud] Dorset

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Au sortir de la New Forest, nous continuons notre route vers l’Est. Nous suivons la côte mais nous en sommes trop loin pour en profiter. On réalise d’ailleurs trop tard que le GPS nous conduit vers un embarcadère pour traverser une large baie en ferry à Poole. On fait finalement un grand détour pour contourner la baie. Le ferry est coûteux et nous avons le temps.

Nous faisons halte à Snawage, dans le Durlston National Nature Reserve. La côte y est propice pour la promenade et nous passons une partie de l’après midi sur le sentier côtier et sous le soleil (Itinéraire). Sympa et idéal pour se dégourdir les jambes avant de rouler vers Stonehenge.

Le détour s’imposait pour aller voir ce site mythique de mégalithes. Sur la route on fait une pause de quelques heures à Salisbury. Malgré le peu de temps que nous y avons passé, la ville nous a paru super jolie avec ses rues pavées, ses façades à colombage et sa petite rivière. Elle mérite sans doute de s’y attarder plus longuement mais nous étions contraint par les billets pour Stonehenge.

La visite du site est remarquablement organisée (Online tickets, réservation à horaire, immense parking, navette en bus pour aller du musée au site). Malgré cette petite industrie, le site réussi l’exploit d’offrir une visite très agréable et de maitriser la redoutable affluence. À noter que les mégalithes peuvent être approchés gratuitement par les petites routes adjacentes ce qui peut être une option économique ou une consolation si l’on arrive en dehors des heures d’ouverture.

Stonehenge

Le musée est petit mais très bien fait et facile à appréhender. Il retrace les différentes périodes, l’évolution du site au cours de l’Histoire et nous apprend que le site de Stonehenge est en fait un des nombreux sites mégalithique de la région. En revanche toujours pas d’explications sur la signification du lieu, ni comment des blocs de 50 tonnes ont pu être acheminés sur 250 km. Cela laisse songeur. La cheminement circulaire autour du site  permet d’avoir une vue à 360° et de préserver les pierres (et la vue)  des visiteurs. On ne regrette pas notre réservation à 17h qui nous permis de profiter d’une superbe lumière et de l’affluence réduite de la fermeture du site. Cette curiosité mystique, technique et esthétique est l’un de nos coups de coeur du voyage!

On plante la tente dans un champs aux alentours. Le camping sauvage s’avère être une bonne alternative comparativement aux campings très rudimentaires même s’il n’est pas toujours aisé de trouver un coin tranquille.

On termine notre découverte du Dorset en nous arrêtant à sa frontière Est à Lyme Regis. Cette ville côtière est particulièrement charmante. Des cabines de plage colorent joliment la plage tandis qu’une longue digue offre un large panorama sur les maisons du front de mer. Des bateaux de pêche sillonnent les eaux calmes du rivage. Les quelques rues calmes réservent quelques intéressantes trouvailles comme un moulin à farine en opération et son agréable jardin, des boutiques de Fudges (caramels mous) et des sortes de tourtons. Lyme Regis s’impose véritablement comme une étape indispensable.

[États-Unis du Sud] Les Everglades

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Pour commencer 2017, nous avons décidé de retourner aux États-Unis. Après les grandes villes de la côte Est (New York et Boston), nous voulions découvrir des endroits plus reculés. Un road trip de 4000 km sur les routes du sud des États-Unis nous a conduit de Miami à Austin en passant par les Everglades la côte Ouest de la Floride, la Nouvelle-Orléans, la Louisiane, le parc national de Big Bend et le Texas. Un séjour de 3 semaines à la découverte d’une Amérique profonde où les touristes occidentaux sont très rares et les clichés vivaces.

À peine arrivés à Miami, nous avons filé vers le Parc National des Everglades au sud de la Floride. En quelques kilomètres seulement, on quitte les banlieues riches et les golfs pour se retrouver au milieu des marais et de la forêt tropicale. La rupture est radicale. Fatigués par le voyage, on se couche bien avant les 12 coups de minuit de la nouvelle année!

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Pélican

Shark Valley ne déroge pas à la règle avec ses chemins bitumés et ses pontons en bois mais il permet de voir des hérons et de nombreux alligators qui se prélassent sur les bas-côtés. Il y a beaucoup moins de monde en fin de journée et l’accès n’est alors plus payant. C’est le circuit de l’Ahinga trail que nous avons préféré car il reste un peu sauvage et moins fréquenté. En plus des bébés alligators, nous y avons vu des tortues et l’Ahinga, un oiseau du coin qui étend ses ailes pour les faire sécher au soleil.

En janvier le soleil se couche tôt et nous arrivons aux camping à la nuit tombée. Les emplacements se composent systématiquement d’une table de pique-nique et d’un foyer pour le feu dont les touristes américains raffolent pour célébrer leur héritage de pionniers du grand Ouest. Les emplacements sont plus grands qu’en France (une nécessité pour y mettre l’énorme pick-up et souvent un gigantesque camping-car). En revanche les sanitaires sont la plupart du temps très rustiques et il faut pourtant compter 20 dollars par nuit. On glisse quelques billets dans une boîte à lettre en partant. Au camping de Monument Lake, nous avons été réveillé par un magnifique lever de soleil avec le lac couvert de brume. Instant magique de couleurs et de quiétude.

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Balade en canoë dans le Mangrove tunnel

Nous avons véritablement pu explorer les marais lors d’une balade en canoë à Gulf Coast. Moins chère, moins bruyante et surtout moins intrusive pour notre environnement que les fameux Air Boat, une excursion en canoë nous a emmené à la découverte d’une rivière qui serpente au milieu, et même sous les mangroves. On s’est pris pour des explorateurs et malgré les nuées de moustiques et on a vraiment adoré!

Les deux jours ont été un peu courts et une journée supplémentaire nous aurait permis de profiter des visites proposées par les Rangers à la découverte de la faune et de la flore. Pensez à vous renseigner la veille.

Aux États-Unis, le camping est assez développé. Nous en avons donc profiter pour faire des économies et découvrir un « mode de vie à l’américaine ».

Deux sites indispensables pour réserver vos emplacements : reserveamerica.com, il recense l’ensemble des campings étatiques et nationaux et freecampsites où une communauté de baroudeurs américains recensent les lieux de campings gratuits (parking pour RV ou terrain pour tente) ainsi que les campings privés.  Les lieux sont actualisés par les gens qui commentent, ils y mettent le numéro de téléphone, le site internet (s’il existe) et les coordonnées géographiques. Certains d’entre eux ne sont disponibles que sur réservation préalables et pour d’autres il faut avoir un permis (très utile si vous être américains, un peu moins si vous n’allez passer que quelques semaines sur le continent).

On à testé :

  • Les campings nationaux dans les National Parks : Flamingo Campground au sud des Everglades; Très confortable avec douche, eau chaude et vue sur la mer. Monument Lake Campground entre Shark Valley et Gulf Coast dans les Everglades. L’un de nos campings préférés lors de notre séjour. Une superbe emplacement au bord d’un lac, en pleine nature avec un rangers et sa femme qui vivent ici dans leur RV à l’année. Un très bon accueil avec en prime un magnifique levé de soleil dans la brume du lac. Seul bémol, pas d’eau chaude ni de douche.

Ces campings ferment généralement à la tombée du jour et sont régis par les rangers. En plus de la nuit de campings généralement entre 15 et 25 $ pour un emplacement, il faut ajouter le prix de l’entrée dans le parc. Mais si vous arrivez après la fermeture « officielle » du parc, les caisses sont fermées.

  • Les campings étatiques dans les State Parks. Également régis par les rangers, ils fonctionnent sur le même modèle que les parcs nationaux. Nous avons testé le Koreshan Camground. Attention les portes ferment à 20h. Nous sommes arrivés après et nous avons heureusement eu la chance de croiser un rangers qui rentrait chez lui et qui a pu appeler son collègue et le prévenir de notre arrivée. Le camping est placé dans le parc où se trouve le village de l’ancienne secte des Koreshan que nous avons pu visiter gratuitement le lendemain. Comme pour les parcs nationaux : toilettes, douches et eau chaude. Petit plus : l’électricité sur l’emplacement.
  • Les campings privés. Souvent plus chers (quoique nous avons connus quelques exceptions). Notre nuit la plus chère du séjour, celle à Key West : plus de 60$ pour un emplacement à l’odeur de bête morte à côté d’énormes RVs et du ronronnement de leur climatiseur. Toutefois, après une analyse comparative précise, il s’avère que le Boyd’s Campground avait le meilleur rapport « emplacement/prix » puisqu’il se situe à Key West (l’un des seuls). Bien sûr, à ce prix là, on a le droit au wifi, à l’eau chaude et aux sanitaires bien entretenus.
  • Les campings gratuits : de simples emplacements avec des toilettes sèches et une arrivée d’eau. Nous avons testés Oak Ridge dans le Hillsborough Wilderness Preserve. Uniquement accessible sur réservation préalable, on vous envoie une confirmation de réservation par mail avec le code d’accès qui vous permettra d’ouvrir l’un des cadenas de la grille. Perdus au milieu de la forêt, nous avons vraiment apprécié ce site où nous avons pu faire du feu gratuitement.

La plupart des campings sont perdus au milieu de la nature avec néanmoins tous le confort nécessaire : table de pique-nique, toilettes en dur, douche avec eau chaude et parfois même électricité. On a vraiment apprécié ce mode d’hébergement un peu plus dépaysant que le motel et au rapport qualité/prix imbattable ! Ça nous a permis de découvrir des endroits que nous n’aurions pas exploré si nous avions été à l’hôtel.

[États-Unis du Sud] Nouvelle-Orléans

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Choc thermique en arrivant à la Nouvelle-Orléans : à peine 2 degrés et la pluie en continu pendant la première journée. On a bien tenté une sortie culturelle mais le Confederate Memorial Hall museum avait l’air bien poussiéreux,  il y avait trop monde au musée de la seconde guerre mondiale et le musée d’art contemporain était en inter expos. Finalement on s’est mis à l’abri chez Welty, un deli sympa fréquenté par des habitués et on a fini devant Netflix à l’auberge de jeunesse à regarder la fin de Westworld et le super premier épisode de Black Mirror. Super bien équipée et avec un personnel au petit soin, on recommande vivement cet hebergement.

La pluie ayant cessée, on attaque l’exploration des environs dès 7h30 du mat’ malgré le froid persistant. La ville nous a vraiment emballé avec des quartiers au caractère bien identifiés.

Dans le Garden District, on profite du calme d’un quartier résidentiel assez huppé. Les gros chênes qui bordent les rues forment une jolie voûte. On retrouve les terrasses en bois devant les façades sur lesquelles se balancent tranquillement des balançoires ou des rocking chairs. Le perron est souvent agrémenté d’un lampadaire dans lequel vacille une petite flamme, vestige du luxe qu’apportait les becs de gaz dans les foyers. L’extérieur des maisons commencent à se couvrir de guirlandes et colliers aux couleurs de Mardi Gras. On finit sur Magazine Street avec ces quelques adresses déco – coffee shop – concept stores un peu bobo qui se fondent élégamment sous les anciennes arcades en bois. Le quartier se prête bien à une balade en vélo.

Garden District

De retour dans le coeur historique, on s’offre une pause bien méritée au café du monde, une institution ouverte en permanence et toujours blindée. Les beignets sont bons mais les chocolats chauds n’ont rien d’extraordinaires. Nous nous sommes félicités d’avoir eu une table en quelques minutes lorsque l’on a vu la queue s’étirer devant l’établissement en le quittant!

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Café du Monde

Le French Quarter, qui n’a rien de français, est très charmant: Rues étroites (pour une ville américaine) et façades à balcon en fer forgé ornées de plantes verte invitent à la déambulation. On croise évidement quelques groupes de jazz sur les trottoirs qui se réchauffent en soufflant dans leur instrument. Des visites guidées sont organisées mais nous ne savons pas ce qu’elles valent.

On s’égare ensuite un peu plus au nord dans le quartier de Treme où vit majoritairement la communauté noire. La misère saute aux yeux et il n’y plus aucun touriste. On déjeune chez Willes Mae’s une adresse qui attire à la fois des habitués du quartier mais aussi des cols blancs et des étudiants. Ambiance typique et sympa mais le poulet frit est vraiment trop gras, sans parler de l’immonde thé glacée ultra sucré.

Plus à l’Est, on continue la balade dans le Faubourg Marigny, un quartier résidentiel en renouveau, prisé des familles et des jeunes actifs. Rues calmes, façades colorées et chats qui prennent le soleil sur le perron des maisons en font un endroit reposant et agréable.

Après 25 km de marche, on trouve encore la force de retourner dans la Frenchmen street pour découvrir du  jazz local en soirée. Pour les bonnes adresses, on vous renvoie vers d’autres blogs plus sensibles à ce style musical et à l’ambiance très animée: nous devions été trop fatigués pour y goûter ce soir-là!

Nous n’avons pas véritablement ressenti les conséquences de l’ouragan Katrina dont les traces se sont peu à peu dissipées. À part peut-être l’ancien parc d’attraction Six Flags, abandonné après la tempête. La vision de ces manèges immobiles et silencieux est fantomatique et donne l’impression d’avoir été déserté la veille. L’accès y est désormais interdit et surtout surveillé…

[États-Unis du Sud] Louisiane

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Nous quittons la Nouvelle-Orléans pour la route des plantations qui longe le Mississippi. Nous y découvrons une succession d’anciennes plantations arborées dont la plupart proposent des visites guidées. C’est un bon moyen d’en apprendre plus sur la traite des Noirs et de comparer la manière dont chaque plantation relate l’Histoire.

Première halte rapide à la plantation San Francisco très colorées mais que l’on découvre encerclée de près par une raffinerie de pétrole! Le Mississippi ne ressemble pas du tout à notre imaginaire de Tom Sawyer: le fleuve est bordé d’installations pétrochimiques et de gros Tankers sillonnent ses larges méandres. Drôle de vision que ces paysages sales et fumants.

Plantation San Fancisco

Nous avons ensuite suivi la visite guidée de la plantation Whitney dont la batisse n’est pas particulièrement belle mais qui met l’accent sur le sort des esclaves dans la plantation. Un point de vue plutôt rare et intéressant mais un peu gâché par le story telling larmoyant à l’américaine.

À suivre, la plantation Laura où nous avons eu la chance d’avoir une visite en français et que pour nous. La maison et le parc sont magnifiques. Le narration est bien menée mais s’intéresse plus à la lignée des propriétaires qu’à leurs esclaves. Whitney et Laura offrent donc deux visites complémentaires.

Laura Plantation

Attirés par la mer, nous avons fait route dans le bayou pour atteindre Cocodrie. La route serpente interminablement entre les marais et hautes herbes jusqu’à la côte. Pas grand chose à voir en réalité mais nous y avons retrouvé les paysages typiques de la Louisiane avec ses maisons sur pilotis, ses bateaux de pêche qui arbore le drapeaux des Confédérés et ses nombreuses communautés religieuses. Si vous êtes dans les environs, un petit détour au Louisiana Universities Marine Consortium permet de profiter d’une vue panoramique sur le bord de mer et d’en savoir plus sur les ravages de l’exploitation des ressources pétrolières et halieutiques du golf du Mexique.

Les incessants panneaux publicitaires religieux, les maisons délabrées, les supermarchés aux murs aveugles et  le vent dans les marais font naître une atmosphère un peu angoissante. Paradoxalement nous avons rencontré des gens très accueillants. Nous avons discuté avec des Cajuns, ces descendants des colons québécois qui parlent encore un peu français. Cet héritage disparaît peu à peu car ils leur étaient interdit de le parler à l’école et l’anglais est depuis longtemps fortement valorisé pour s’intégrer professionnellement. Frank & Joyce à Thibodaux nous ont expliqué mille autre choses passionnantes avant d’ajouter une photo de plus à leur cahier qui immortalise la visite de leurs hôtes depuis plusieurs années.

Vieille échoppe près de Thibodaux

On ne pourra pas vous dire ce que vaut le camping de Lake Fausse Pointe car il était fermé quand nous sommes arrivés. En revanche, on peut vous dire de ne surtout pas suivre Google Maps qui nous a fait emprunter en pleine nuit une piste rocailleuse pendant plus de 30 minutes qui contourne le lac par l’est. L’accès par le nord est bien meilleur. Certes la distance est un plus longue mais cela vous évitera de foutre en l’air l’alignement de la direction et de devoir changer de voiture le lendemain…

Finalement on atterri au Tech Motel à New Iberia où Rose Bud (78 ans) nous offre un verre, nous raconte sa vie (nous offre un autre verre), nous parle de télé réalité (nous offre un autre verre) avant que notre manque de conviction religieuse ne l’échaude. A moins que ce ne soit à cause  de l’excès de vodka!

Jardin du Tech Motel

Breaux-Bridge est plutôt intéressant en particulier pour ses immenses boutiques d’antiquités. On se  régale d’une salade fraiche chez Joie de vivre qui propose aussi des concerts live en soirée. Depuis quelques jours nous peinons à faire nos courses alimentaires. Certes les supermarchés ne manquent pas et les linéaires sont surchargés mais les produits sont transformés et rien ne nous fait envie. Les fruits et légumes sont rares et ceux que nous trouvons sont si gros, si ronds et si brillants que cela les rend suspects! Nous avons repéré trois enseignes où nous avons pu trouver un peu de vert: Rouses, HEB et Walmart ( aussi un bon plan pour gratter du wifi). Eviter Wallgreen qui contrairement à ce que suggère son nom ne connait pas les légumes: on nous répond qu’ils ne vendent pas de « table » quand on leur demande s’ils ont des « vegetable »…

On est passé vite à Layette. Juste le temps de goûter un Po’boy, le sandwich aux crevettes des poor boys. En soirée, nous sommes allés boire un verre chez Randol’s une sorte de dancing reconnu pour sa musique live Cajun mais qui était un peu mort un mardi soir. Aux alentours, nous sommes allés faire un petit coucou à Abbeville en hommage à son originale picarde. Pour compléter notre approche historique, nous avons visité l’Acadia Village, une reconstitution d’un village du XIX e siècle. Pas trop kitsch et plutôt intéressant.

L’Acadian Village

Mais le meilleur reste sans doute le Lake Martin: des arbres aux énormes racines extérieures plongent dans l’eau recouverte de lentilles d’eau vertes. C’est calme, magnifique et peuplé de nombreux oiseaux. Nous nous sommes contentés de nous promener sur le chemin qui longe la berge Ouest et n’avons pas fait un de ces tours en bateaux.

Le Lac Martin

Le temps frais de Louisiane nous a donné une bonne raison de tester quelques motels, auberges de jeunesse et B&B.

Nous souhaitions tout particulièrement rencontrer des cajuns lors de notre passage en Louisiane et nous avions vu que beaucoup d’entre eux proposaient des chambres d’hôtes. Nous avons donc réservé au Nanquin’s B&B à Thibodaux chez Frank et Joyce, un charmant couple de sexagénaire parlant le français du bayou. Absolument adorable ! Il était cependant parfois plus simple de parler en anglais que de comprendre leur français bien différent du notre car remanié de génération en génération. La langue du bayou, de tradition orale, était enseignée de bouche à oreille, elle donne ainsi naissance à des mots quelque peu déformés. J’avais par ailleurs commencé à écrire à Joyce en français pour la réservation d’une chambre, elle m’avait alors répondu qu’elle ne savait ni le lire, ni l’écrire.

Après cette nuit très confortable, nous enchainons avec quelques campings. Toutefois, nous nous retrouvons un peu pris au dépourvu un soir face à un camping fermé. Après avoir faire un détour de plusieurs miles dans un chemin de terre complétement pommé à la nuit tombée (où, entre autre, nous faisons la rencontre d’américain peu commodes), nous nous retrouvons en face d’une grille fermée. Les autres campings nous éloignant beaucoup de notre route du lendemain et étant certainement tous fermés à cette heure-ci, nous nous rabattons sur un motel trouvé dans le routard : le Tech Motel. Il s’agit d’un vieux motel style années 50 avec des cabanons, un peu à la Psychose. Le mobilier et le système de chauffage au gaz n’a certainement pas été changé depuis son installation. Nous trouvons le cadre pittoresque, à l’image de sa gérante sexagénaire Rose Budd qui s’empresse de nous offrir à boire et de nous emmener à bord de son quad dans son « domaine » (son jardin au bord de la rivière Tech). On se retrouve alors en plein bayou. Rose Budd, qui avait visiblement déjà bu plusieurs verres avant notre arrivée était passablement éméchée et nous a tenu la jambe pendant 2h, nous parlant de mort et de religion tout en nous reproposant ses cocktails maisons dont le secret est de mélanger la boisson avec son doigts dans le verre en plastique…

Au passage nous faisons la connaissance de son mari, en train de découper un gros jambonneau dans cuisine et qui nous propose un sandwich (que nous refusons). Une rencontre au cœur de l’Amérique « profonde », très croyante et refusant le progrès technologique. On ne se demande plus pourquoi Trump a été élu.

Mais, pour rester sur une note positive, on vous conseille vivement l’Auberge Nola à la Nouvelle Orléans.

Une auberge de jeunesse dans une belle maison coloniale, bien située avec un staff très chaleureux. Les espaces communs sont nikels. Le super plus : des activités sont proposées tous les jours en fonction de la météo (à faire seuls ou à plusieurs) et, tous les soirs, une sortie de groupe est proposée dans un bar, un resto ou un jeu commun dans la cuisine.

En plus, comme on y est pendant le carnaval, nous avons le droit à l’explication des traditions et de la symbolique des colliers colorés.

[États-Unis du Sud] Texas

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Nous avons découvert le Texas en quittant la Louisiane en direction de Big Bend National Park. On retiendra de larges routes droites. Très droites et bordées de paysages arides. À Houston, nous avons un problème et nous changeons de voiture après une crevaison sans prendre le temps de visiter la ville.

Enseigne à San Antonio

En route pour San Antonio nous avons fait halte un peu par hasard à la crèmerie Blue Bell à Breham. Ce n’est pas la bergerie d’alpage du Vercors mais l’histoire de la fabrique est joliment mise en scène et on regrette de ne pas avoir pu participer à l’une des visites dans l’usine. Mais on trouve toujours de temps pour prendre une boule de glace.

La visite de San Antonio a été assez brève mais nous a laissé une bonne impression. Le centre ville est parcouru par une rivière et la balade piétonne le long des quais est agréable et calme. Elle contraste avec l’agencement habituel des grandes métropoles américaines. Nous avons été moins impressionnés par le Fort Alamo et les récits héroïques des courageux américains encerclés par les vilains mexicains, le tout encore illustré avec les fameuses reconstitutions et acteurs en costume d’époque. Au moment où Trump évoque la construction d’un mur à la frontière mexicaine, cet éclairage historique nous aide à comprendre les tensions communautaires.

Sur les routes désertes du Texas

Mais ce qui nous a le plus étonné au Texas c’est l’omniprésence de l’industrie du pétrole. Bien sûr, nous n’ignorions rien de cette activité, mais voir les puits de pétrole en action le long des routes à quand même été un choc. Nous avons eu du mauvais temps sur le retour du côté de Fort Stockholm et observer le mouvement lent et répétitif des balanciers rouillés noyés dans le brouillard a quelque chose de sinistre.  Nous gardons aussi en tête l’odeur du brut, le va-et- vient des camions citernes et les centres de stockage sur le bord de la route. Le long des villes que nous traversons s’alignent de modestes baraquements qui logent les ouvriers la semaine et qui sont abandonnés le week-end.

A San Angelo, une nuit dans un motel bas de gamme et typique nous permet de barrer une ligne de plus sur la To-Do-List américaine! Nous nous aventurons dans un diner typique chez Pack Saddle BBQ où les Redneck, comme la serveuse se surnommesont bien contents de recevoir des touristes européens.

Ranch

Sur la route qui mène à Austin, nous faisons une halte Fredericksburg, petite ville fondée par une colonie allemande qui nous promet les meilleurs choucroutes des USA et nous offre des boutiques de déco au goût douteux… Dans les environs, nous nous arrêtons aussi devant des ranchs isolés dont celui YFZ Ranch occupés par une secte polygame controversée et le X-bar Ranch déserté. Les habitations dans les environs sont en piteux état et l’atmosphère est plutôt morose. Gageons qu’en été et avec l’attrait des rodéos, l’ambiance soit plus agréable.

À Enchanted Rock, nous passons la nuit dans un camping au pied d’une énorme formation rocheuse lisse qui nous a offert un super point de vue au lever du soleil. Magnifique!

Levé de soleil sur enchanted rock

Alors que l’on nous avait vendu une ville de hypsters et eco-friendly, nous n’avons pas été sensible au charme d’Austin. Alors certes il y a plus de vélos et de joggers que les autres villes du Texas, certes la Congress Avenue est bordée de jolies boutiques mais cela reste une 2 x 2 voies encombrée de gros pick up! La pluie a contrarié nos déambulations mais nous en avons profité pour visiter une expo d’art contemporain dans un bel espace et pour visiter le musée de la ville qui retrace l’histoire du Lone Star State. Le musée est plutôt bien fait et met en perspective l’évolution de l’activité économique du Texas (coton, élevage, pétrole)  avec l’invention du fil barbelé, le rôle des Cow-Boys ou des pistolets aux hormones de croissance pour les bœufs. Aujourd’hui les activités de hautes technologies (Texas Instrument, aérospatiale) et les énergies renouvelables prennent le relais.

Enfin nous avons eu une visite guidée intéressante du Capitole. Nous n’avons pas encore bien compris tout les subtilités du fonctionnement des différentes chambres mais nous en savons un  peu plus sur l’histoire de l’État et le fonctionnement fédéral.

 

[États-Unis du Sud] Floride

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Partis de Paris sous la neige, les vacances commençaient bien avec 28 degrés à l’arrivée en Floride. La région attire de nombreux touristes américains en janvier et février car les températures y sont plus supportables qu’en été. Après notre découverte des Everglades, on a continué au sud, vraiment au sud, en direction de The Keys. The Keys est un archipel longiligne à la pointe de la Floride relié par une route et de nombreux ponts qui se termine à Key West, la dernière île à quelques kilomètres seulement de Cuba.

La route est longue et la circulation dense. On hallucine de croiser des camping-cars de 15 mètres de long qui tractent parfois même un 4X4! Des camions de forains qui sont appelés des RV pour Recreative Vehicule.

Avec la boîte automatique, le régulateur de vitesse et le comportement incroyablement courtois des américains – ce sera le cas pendant 4000 km –  le trajet passe vite d’autant que la vue est impressionnante. On admire la mer turquoise, les palmiers et les pélicans qui tournoient des deux côtés de la route.

Sur le pont parallèle

Après le calme des Everglades, l’agitation de Key West contraste, en particulier le soir. Ça se bouscule pour le coucher de soleil même s’il sera gâché ce soir là par les nuages. Il a fallu s’armer de patience pour garer la voiture gratuitement et le camping est hors de prix. Notre tente de rando minuscule est vraiment ridicule entre 2 RVs dont les climatiseurs ronronneront toute la nuit. Et à partir de 5h30, ce sont les poules pseudo sauvages de Key West qui nous réveilleront finalement.

Nous n’avons pas pu échapper à la Key Lime Pie (tarte au citron locale) qui ne nous a pas particulièrement emballée. La tarte s’est même fait voler la vedette par un énorme iguane venu nous saluer en terrasse. Assez flippant.

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Iguane sur les Keys

La charme de Key West réside surtout dans ses anciennes maisons en bois colorés encore nombreuses dans le centre historique. La lumière du matin les illuminent joliment. L’ambiance nous a plu et on recommande de faire le détour.

Ne pouvant pas aller plus au sud, nous avons fait demi-tour et la suite de notre périple vers le nord a conduit à Naples sur la côte Ouest de la Floride. Maisons immenses, voitures de luxe européennes, trottoirs nickels bordés de pelouses impeccables, les lotissements qui bordent la mer illustrent admirablement à quoi peut ressembler une banlieue huppée des États-Unis. Très impressionnant. On fait un rapide saut à la plage mais l’océan atlantique est froid et on se contente d’observer les pélicans qui pêchent.

Naples

En remontant la côte Ouest en direction d’Orlando, nous avons fait une halte au camping de Koreshan State Historic Site. Nous y avons visité le lendemain un ancien village du XXe qui a été fondé par une étrange communauté. On nous donne à voir différents baraquements qui illustrent le quotidien des habitants de la secte. Des personnages en costume nous donnent des explications sur les croyances de ces utopistes et leur mode de vie.

Koreshan State Historic Site

Nous avons ensuite rejoint les îles de Captiva et de Sanibel qui constituent des espaces protégés au cœur d’un parc national. Aux États-Unis, cela signifie une autoroute pour y aller, un péage pour y entrer et un parking payant… Grosse déception car les plages n’ont vraiment rien d’exceptionnelles et les chemins ne permettent pas de faire une boucle un  peu longue. On sauvera quand même le Lovers Key State Park où de magnifiques oiseaux trouvent refuge.

À défaut de profiter des plages, on a traîné dans les outlets  de vêtements du coin et fait quelques courses pendant que la tente séchait sur le capot de la voiture.

Héron au coucher du soleil sur la plage du Lovers Key State Park

On avait déniché avant de partir un camping gratuit dans les environs. La confirmation de la réservation nous donnait le code du cadenas de la grille. Une fois ouvert, nous avons roulé quelques minutes dans la nuit sur une piste sombre avant de finalement tomber sur une clairière où quelques campeurs étaient déjà installés autour d’un feu de bois. Super expérience avant de rendre la voiture à Orlando, sans prendre le temps de visiter, et sauter dans l’avion pour la Nouvelle-Orléans.

Aux États-Unis, le camping est assez développé. Nous en avons donc profiter pour faire des économies et découvrir un « mode de vie à l’américaine ».

Deux sites indispensables pour réserver vos emplacements : reserveamerica.com, il recense l’ensemble des campings étatiques et nationaux et freecampsites où une communauté de baroudeurs américains recensent les lieux de campings gratuits (parking pour RV ou terrain pour tente) ainsi que les campings privés.  Les lieux sont actualisés par les gens qui commentent, ils y mettent le numéro de téléphone, le site internet (s’il existe) et les coordonnées géographiques. Certains d’entre eux ne sont disponibles que sur réservation préalables et pour d’autres il faut avoir un permis (très utile si vous être américains, un peu moins si vous n’allez passer que quelques semaines sur le continent).

On à testé :

  • Les campings nationaux dans les National Parks : Flamingo Campground au sud des Everglades; Très confortable avec douche, eau chaude et vue sur la mer. Monument Lake Campground entre Shark Valley et Gulf Coast dans les Everglades. L’un de nos campings préférés lors de notre séjour. Une superbe emplacement au bord d’un lac, en pleine nature avec un rangers et sa femme qui vivent ici dans leur RV à l’année. Un très bon accueil avec en prime un magnifique levé de soleil dans la brume du lac. Seul bémol, pas d’eau chaude ni de douche.

Ces campings ferment généralement à la tombée du jour et sont régis par les rangers. En plus de la nuit de campings généralement entre 15 et 25 $ pour un emplacement, il faut ajouter le prix de l’entrée dans le parc. Mais si vous arrivez après la fermeture « officielle » du parc, les caisses sont fermées.

  • Les campings étatiques dans les State Parks. Également régis par les rangers, ils fonctionnent sur le même modèle que les parcs nationaux. Nous avons testé le Koreshan Camground. Attention les portes ferment à 20h. Nous sommes arrivés après et nous avons heureusement eu la chance de croiser un rangers qui rentrait chez lui et qui a pu appeler son collègue et le prévenir de notre arrivée. Le camping est placé dans le parc où se trouve le village de l’ancienne secte des Koreshan que nous avons pu visiter gratuitement le lendemain. Comme pour les parcs nationaux : toilettes, douches et eau chaude. Petit plus : l’électricité sur l’emplacement.
  • Les campings privés. Souvent plus chers (quoique nous avons connus quelques exceptions). Notre nuit la plus chère du séjour, celle à Key West : plus de 60$ pour un emplacement à l’odeur de bête morte à côté d’énormes RVs et du ronronnement de leur climatiseur. Toutefois, après une analyse comparative précise, il s’avère que le Boyd’s Campground avait le meilleur rapport « emplacement/prix » puisqu’il se situe à Key West (l’un des seuls). Bien sûr, à ce prix là, on a le droit au wifi, à l’eau chaude et aux sanitaires bien entretenus.
  • Les campings gratuits : de simples emplacements avec des toilettes sèches et une arrivée d’eau. Nous avons testés Oak Ridge dans le Hillsborough Wilderness Preserve. Uniquement accessible sur réservation préalable, on vous envoie une confirmation de réservation par mail avec le code d’accès qui vous permettra d’ouvrir l’un des cadenas de la grille. Perdus au milieu de la forêt, nous avons vraiment apprécié ce site où nous avons pu faire du feu gratuitement.

La plupart des campings sont perdus au milieu de la nature avec néanmoins tous le confort nécessaire : table de pique-nique, toilettes en dur, douche avec eau chaude et parfois même électricité. On a vraiment apprécié ce mode d’hébergement un peu plus dépaysant que le motel et au rapport qualité/prix imbattable ! Ça nous a permis de découvrir des endroits que nous n’aurions pas exploré si nous avions été à l’hôtel.

[États-Unis du Sud] Big Bend National Park

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Nous avions inscrit au programme le Parc National de Big Bend. Au Sud-Est du Texas, frontalier du Mexique, la visite nous imposait un sacré détour mais nous voulions faire l’expérience d’un véritable parc américain. Même s’il n’a pas l’ampleur des parcs de la côte Ouest, les paysages justifient les 7 heures de route. Nous y avons passé un peu plus d’une journée (2 nuits) sur place, suffisant à notre avis.

Marathon

Le parc est un immense désert constitué d’une végétation aride, d’arbustes et de cactus au milieu duquel se dresse une haute chaîne de montagne qui culmine à 2400 m. Nous arrivons à la tombée de la nuit par l’entrée nord depuis Marathon après nous être arrêtés à plusieurs reprises pour profiter du coucher de soleil et voir les daims et des chacals qui nous observent sur le bas-côté.

La réservation des campings est indispensable car ils sont souvent complets. Quant aux free camps sites que nous avions repérés, nous ignorions qu’ils nécessitaient aussi une réservation auprès des Rangers ce qui nous a valu de nous faire sèchement chasser par un campeur peu enclin à partager 15 m² de terrain caillouteux à Grapin hills. Bref, le camping ne s’improvise pas à Big Bend! D’autant que même au camping officiel de Chisos bassins, il n’y pas de douche, l’utilisation de l’eau est limitée et nous n’avons pas réussi à planter les sardines dans le sol!

Big Bend National Park

Une nouvelle fois, nous avons un peu été déçus par les itinéraires de randonnés proposées qui sont, soit très courts, soit des allers / retour frustrants.

A Rio Grande Village, nous avons parcouru au lever du jour le Rio Grande Trail (1,2 km) qui nous offre une vue plongeante sur la rivière frontalière avec le Mexique. Les paysages rappellent le film « Desierto ». Ici ni de mur, ni de Ranger en patrouille. L’accès au parc est quand même contrôlé par une station de police qui prend automatiquement en photo les voitures pour s’assurer que chaque voiture qui rentre dans le parc, en ressort.

En arrivant sur Chisos Bassin, le cœur du parc à 1500 m, nous avons fait la rando classique du Lost Mine trail (7 km, +350 m, 2h30). Le sentier est plutôt fréquentés, exclusivement par des américains. Fidèles descendants des pionniers du grand Ouest, ils sont sur-équipés pour cet itinéraire facile: large chapeau, sifflet, coutelas à la ceinture et bombe lacrimo en cas de face-à-face avec un ours! Le paysages est magnifique et la balade vaut le coup. Dommage qu’il faille redescendre par le même chemin.

Lost Mine Trail

Enfin nous avons rapidement fait la rando Chisos bassin (2,4 km, +130 m, 1h) qui est d’un intérêt limité, d’autant que le temps commençait à se gâter.

En plus des randonnées, le parc se découvre aussi en voiture: la belle route permet d’admirer l’étendue du paysage et de varier les points de vue sur les montagnes. Plusieurs spots sont proposés le long de la Ross Maxwell scenic drive mais on vous recommande en particulier le Tuff Canyon et surtout le Selena Cayon: il ne faut pas hésiter à mettre les pieds dans la vase car le sentier qui s’enfonce dans les étroites gorges est très impressionnant.

Castolon Visitor Center

Il y a une station d’essence à Panther Junction: Soyez prudent car on a eu un petit coup de stress sur la route du retour à guetter la jauge du réservoir.

[États-Unis du Sud] Miami

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En arrivant aux US à l’aéroport de Miami il y a 20 jours, nous avions d’abord foncés vers les Everglades sans prendre le temps de visiter la ville. De retour d’Austin, nous y avons consacré les deux derniers jours de notre séjour.

C’est un peu la galère en arrivant à l’aéroport excentré de Fort Lauderdale au nord de Miami car il n’y a pas de transports en commun direct vers le centre puisque tout le monde dispose d’une voiture. Sauf les riches qui prennent éventuellement le taxi et les pauvres qui prennent les bus. Prendre le Bus Route 1 au quai 7 du RDC Car Rental du terminal 1, puis le bus 120 à Aventura Mall. Après 2h30 d’immersion dans la communauté noire, nous arrivons enfin à l’hôtel à Miami Beach… qui n’est pas le bon! Ne pas confondre Sobe Hostel avec Sobe You!  SoBe vient de SOuth BEach et désigne le sud de la presqu’île de Miami Beach …et la plupart des commerces par la même occasion.

La ville est très étendue et il est nécessaire de prendre les bus pour partir à la découverte des quartiers qui offrent des visages très différents.

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Ocean Drive

Nous avons commencé par Ocean Drive et son mythique front de mer avec ses immeubles Art Déco. Très touristique et tape-à-l’oeil comme on s’y attendait. Même si certains buildings ne manquent pas de charme, l’agitation en soirée et les prix exorbitants nous ont rapidement fait fuir les lieux. En revanche nous avons apprécié la balade le long de la plage où l’on croise riche bourgeoise et son chien, jogger bodybuildé ou équipe de basket féminin à l’entrainement.

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Miami Beach

Le centre ville est parcouru par un métro aérien qui, à défaut d’être efficace permet, d’avoir un bel aperçu du quartier des affaires. Alors que Miami Beach est plutôt préservée, l’urbanisation (verticale) est ininterrompue dans downtown et on se prend de vertige à regarder les laveurs de vitre se balancer le long des gratte-ciels.

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Miami

Nous avons ensuite filé au nord pour rejoindre le quartier de Wynwood Walls. À pied, à l’européenne. Ca été une sacré trotte et surtout sans grand intérêt. À part celui de nous faire prendre conscience qu’à quelques kilomètres du riche centre ville vit une population très pauvre et majoritairement afro-americaine ou haïtienne et on ne sent jamais très l’aise de se promener par là. Et puis radicalement les junkies noirs sont remplacés par les touristes allemandes blanches, les grossistes de chaussures par des coffee shop trendy et les murs taggés par des murs graphés! L’ambiance est plutôt snob et nous n’avons pas été impressionné par les peintures murales. Au loin on entend la mélodie insistante du camion de glace ambulant.

Nous avons continué pour rejoindre Design District qui rassemble de nombreuses galeries et se veut l’épicentre de la création contemporaine avec la Miami Art Fair comme figure de proue. Les attractions sont assez localisées avec pas mal de boutiques de luxe peu intéressantes. Palm Court, une cour chic et arborée de palmiers mérite le détour. L’architecture moderne est très réussie et l’endroit calme et très agréable.

 

 

 

Pas beaucoup de pauses gourmandes à Miami à cause des tarifs élevés mais citons quand même un discret resto haïtien Tap Tap où nous nous sommes régalés en compagnie de voisins chaleureux qui nous ont même fait goûter leurs assiettes pour orienter nos choix. De même on a bien aimé les burgers gargantuesques chez Burger and Beer joint. Un seul regret, quitter le sud des US sans avoir goûter de véritables ribs.

 

[Toscane] Le Chianti

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On traverse le Chianti par la route SR222. On a envie de s’arrêter tous les 10 minutes pour prendre des photos tant nous sommes excités à la vue des champs et des cyprès.

Route SR222

Nous faisons notre première halte à Greve in Chianti pour le déjeuner. Nous n’avons pas vraiment trouvé beaucoup d’intérêt à la « capitale » du Chianti. Mis à part une petite place centrale, le reste est sans charme. Vraiment très touristique …

Pour cause de travaux, nous sommes contraints de prendre une déviation par des chemins de terre au milieu des vignes. Cela nous convient bien et nous permet de nous retrouver au cœur des paysages toscans.

Nous sommes tombés sous le charme de Montefioralle que nous recommandons chaudement. Cette vieille ville tout en pierre surplombe les environs et est entourée de rempart médiévale. Elle s’organise autour d’une rue principale qui est circulaire !

Montefioralle

On continue notre journée, direction San Donato in Poggio, mais avant on fait un arrêt à Badia a Passignano, une ancienne abbaye dans un minuscule village. Nous sommes une fois de plus un peu déçu. L’abbaye n’est pas ouverte au public. Mais on se rattrape avec San Donato in Poggio et ses drapeaux colorés. C’est assez mignon et surtout très tranquille.

San Donato in Poggio

Nous profitons d’être en voiture pour passer la nuit dans un agritourismo typique de la région. Il s’agit, dans la tradition, d’agriculteurs qui louent une chambre et proposent un repas à base de produits issus de leur exploitation. Nos hôtes sont des producteurs de vin. Le domaine est magnifique, vieille pierre, grand jardin, resto avec produits locaux et piscine. On assiste même à la mise en bouteille du vin le lendemain matin. On serait bien resté une nuit de plus mais la suite du programme nous attend.

Agrotourismo de Castelvecchi

Pour notre troisième jour, nous décidons d’abandonner la voiture pour marcher un peu et faire une balade de 20 km à travers les collines environnantes. On fais d’abord une escale à Radda in Chianti, un peu touristique mais charmant.

On choisit Giaole in Chianti comme point de départ. Un village plutôt charmant, tout en longueur avec quelques boutiques bobo qui surf sur la tendance vélo et notamment sur la course cycliste annuelle : l’eroica. On part donc sous un soleil de plomb avec une carte peu précise trouvé à l’office de tourisme.

On pique nique à l’abbaye de Baddia a Coltibuono, qui propose plusieurs activités dont visite guidée et dégustation de vin. Sans trop prévoir, nous arrivons un peu moins d’une heure avant la prochaine visite. Le temps de manger et nous voilà en compagnie de notre charmante guide et d’un couple de britannique dans les jardins de l’abbaye. La guide nous retrace l’histoire de l’abbaye et de ses moines avant de nous proposer de visiter les caves et de passer à la dégustation du célèbre chianti.

Lavande a Badia a Coltibuono

Comme pour toutes nos randonnées, nous finissons par nous perdre et pas faire un détour d’1h30. Cela nous permet de rencontrer la faune locale : sanglier, biche et serpent. Mais nous accédons enfin à la vue tant fantasmée.

Après nos 20 km de marche, nous reprenons la voiture pour nous rendre à Sienne.

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Itinéraire de Florence à Sienne

[Toscane] Florence

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Nous avons passé une semaine à sillonner les routes ensoleillées de Toscane. Au programme : Florence, Pise, Sienne et Bologne (entre autre). Nous avons surtout privilégié la campagne, en quête de champs de blé, de cyprès et de vigne.

On atterrit à Bologne tôt dans la matinée et on saute dans le premier bus direction Florence. 1h30 plus tard nous voici arrivés dans la ville musée. Le temps de prendre un excellent panino chez INO et nous voilà dans les rues pavées de la ville. On apprécie de déambuler dans les ruelles piétonnes à la découverte du très chic mercato San Lorenzo de Florence.

Plus nous nous rapprochons du centre et de la place du Duomo, plus les rues s’encombrent de touristes. Néanmoins la cathédrale, son campanile et son baptistère méritent vraiment un arrêt. Berceau de la Renaissance italienne, on peut y admirer les sculptures de Giacometti et Donatello. L’entrée au Duomo est gratuite mais pensez à vous couvrir les épaules et les jambes au risque de vous retrouver affubler d’un kimono en papier ridicule.

Boutique catholique sur la place Santa Croce

On continue notre balade dans le quartier de Santa Croce avec son église et sa très large place bordé de petits magasins très kitch et d’une fontaine ! La chaleur nous assoiffent et nous sommes bien content de trouver des fontaines d’eau potable dans les rues. D’ailleurs, pour les amateurs d’eau gazeuse, on peut trouver une fontaine en libre service sur la piazza della signoria.

On s’évite la visite du Musée des Offices et on rejoint l’autre rive de l’Arno par le Ponte Vecchio, le vieux pont bordé d’échoppes touristiques. On a eu un véritable coup de cœur pour le quartier du Santo Spirito, un quartier calme à l’ambiance bobo.

Pour être aller plusieurs fois à Florence, Justine recommande de prendre le temps de visiter des musées (et donc de s’arrêter à Florence au moins 3 jours). Si vous n’avez le temps que pour un musée, privilégié la galerie de l’Académie pour y voir le David de Michel Ange. Nous n’avons malheureusement pas eu le temps de nous y attarder, chaque musée prenant au minimum une demi-journée.

Vue de Florence depuis la piazza San Michele

L’endroit incontournable pour admirer le coucher de soleil sur la ville reste la Piazza San Michele. Nous ne sommes pas les seuls mais la vue est superbe. On conseil de monter un peu plus haut jusqu’à l’église San Miniato al Monte, plus calme.

Pour notre deuxième journée, on se lève à 6h du matin ! Depuis quelques temps, on prend l’habitude de découvrir les villes à l’aube, sans touristes ni voitures et d’admirer le levé de soleil sur la ville. Malheureusement, pas de chance  cette fois car la matinée s’annonce brumeuse. Entre deux nuages, on réussis quand même à avoir une jolie lumière.

Après un petit déjeuner en face du Palais Pitti, nous allons chercher notre voiture chez un loueur indépendant et nous prenons la route SR222 en direction du Chianti.

[Toscane] Sienne

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Nous avons été enchantés par Sienne. Ses ruelles piétonnes, son architecture, sa grande place, sa tour, ses églises. Nous projetons d’y retourner pendant le palio mais nous sommes ravis d’avoir pu découvrir la ville une première fois en dehors des festivités.

La piazza del campo est vraiment très impressionnante, gigantesque et en pente. Elle dénote avec le reste de la ville très étroite. On monte en haut de la Torre del Mangia pour admirer la vue sur la ville. Nous ne sommes pas déçus, nous pouvons monter jusqu’au point le plus haut, au niveau du clocher. Vue imprenable sur la ville et les environs.

Traces des quartiers s’affrontant lors du Palio

On enchaîne avec le musée de la ville, ancien palais avec ces immenses salles. La ville est divisée en quartier, chacun représenté par un animal et qui s’affrontent lors du palio. On peut voir dans la ville les symboles de chacun des quartiers et imaginé l’effervescence qui émane des rues lors de l’événement.

La ville est très vallonnée, ce qui permet de trouver des points de vue sympas. Notamment depuis la basilique San Domenico. Nous aurions aimé resté un peu plus qu’une journée pour découvrir la ville pour notamment prendre le temps de visiter les hauteurs du duomo.

Deux micros coup de coeur à Sienne : la via del comune, tout en longueur et en pente, elle est beaucoup plus large que la plupart des rues de Sienne. Et le Sanctuaire de Sainte Catherine de Sienne.

[Toscane] Bologne

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Après avoir rendu la voiture à Florence, là où nous l’avions loué, nous reprenons le bus pour Bologne.

Nous nous étions réservé une journée et demi avant notre retour pour visiter la ville. Ne sachant pas trop à quoi nous attendre, nous avons été agréablement surpris. Nous connaissions surtout la ville pour son université historique mais pas pour son côté bobo très agréable.

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Fleuriste à Bologne

Bologne regorge de quartiers très mignons, l’ambiance y est plutôt reposante pour une grande ville et nous avons finalement regretter de n’y être restés qu’une journée et demi. D’autant que nous étions logé chez Michele, un italien absolument adorable qui nous as fait un petit déjeuner à la carte et nous a donné plein de bonnes adresses.

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Bologne

Le centre ville est assez riche, bien entretenu et propre. La particularité architecturale de la ville réside dans ses nombreuses arcades. Pratique les jours de pluie.

Après deux semaines en quête d’un aperitivo, nous le trouvons enfin ici, pour notre dernière soirée.

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Cocktail au Roxy bar

Nous n’avons pas pris le temps de faire les visites culturelles, musées et églises. Nous ne pouvons donc rien recommander de particulier. Nous nous sommes surtout balader, le nez en l’air, au hasard, ce qui nous a bien plu aussi.

[Toscane] Val d’Orcia

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En fin de journée, nous quittons Sienne pour rejoindre le Val d’Orcia en espérant profiter du coucher de soleil dans les champs de blé. Sur la route, on aperçoit au loin une petite chapelle très photogénique. Nous décidons de nous approcher. Il s’agit de la chapelle di Vitaleta. Espérant, être seuls, nous partageons l’endroit avec des photographes polonais mais on apprécie quand même la vue.

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Coucher de soleil sur la chapelle di Vitaleta

On termine la journée dans un petit restaurant populaire de San Quirico d’Orcia, un excellent rapport qualité/prix. Et on enchaine sur une petite balade digestive dans la Spezia, vieux village en pierre qui offre une vue magnifique sur toute la région depuis un grand balcon.

Le lendemain matin, nous prenons la route pour l’abbaye Santa Maria Oliveto Maggiore, encore en activité. Un peu perdue au milieu des collines, on peut jouir d’un point de vue en hauteur sympas depuis la route.

Nous revenons sur nos pas, à San Quirico pour prendre le temps de visiter le village. On a la bonne surprise de tomber sur le jardin des roses, une halte rafraichissante et l’endroit parfait pour un pique-nique au calme.

Bagno Vignoni n’a pas grand intérêt. Très touristique, le village se résume a ses thermes (payants) et à un gigantesque bassin sur une place cerclée de restaurants et boutiques touristiques d’où les bus de personnes âgés affluent en masse.

Nous y allions justement pour faire trempette dans les termes mais rien qu’à l’idée de payée pour une source d’eau chaude naturelle, nous rebroussons chemin. Et nous avons bien fait car en nous baladant un peu à l’extérieur du village, nous remarquons des bassins en contrebas. Nous partons donc à la recherche du sentier qui nous amènera en bas.

Lorsque l’on monte pour aller à Bagno Vignoni, il faut emprunter le second chemin qui part sur la gauche et qui descend légèrement. On peut l’emprunter en voiture, mais il est assez difficile de se garer ou de faire demi-tour si vous croiser une voiture en sens inverse. Personnellement, nous avons décider de laisser la voiture à Bagno Vignoni et de descendre à pied. On découvre alors un bassin avec cascade et surtout beaucoup de monde. Nous nous baignons dans l’eau chaude à l’odeur de souffre (gratuitement).

 

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Paysage du val d’orcia

Nous faisons un détour pour aller voir l‘abbaye de San’Antimo qui vaut vraiment le détour. Perdue au milieu de la plaine, elle possède un véritable charme surtout à la lumière du soleil couchant.

Par ailleurs, nous n’avons pas encore évoqué les problèmes de parking en Italie et plus spécifiquement en Toscane mais tout est bien évidemment payant. Il faut rusé et surtout parfois accepter de se garer un peu plus loin pour ne pas avoir à payer, d’autant que la polizia veille au grain. Idem pour les villes très touristiques comme Florence, Sienne ou Pise qui dispose d’un centre historique interdit à toute personne ne résidant pas dans la zone. Des caméras sont installées à l’entrée des zones et sont bel et bien en fonctionnement. Nous avons eu la bonne surprise d’avoir une amende plusieurs mois après notre voyage.

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San Gimignano

Notre sixième jour de voyage, nous amène au village le plus touristique de Toscane : San Gimignano. Reconnue pour ces quelques 75 tours, les rues sont extrêmement bien entretenues tout comme les bâtiments. Malgré la foule (relativement modérée dès que l’on s’éloigne de l’artère principale), nous apprécions la visite. Le village se trouvant en hauteur, on dispose d’un jolie point de vue depuis l’un des jardins.

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Pise

Impossible d’être en Toscane sans faire un détour pour aller voir la tour, la cathédrale et le baptistère de Pise. Nous n’avions pas beaucoup de temps à consacrer à la ville, nous souhaitions surtout nous concentrer sur la campagne. C’est donc une visite express du centre historique de Pise avant de reprendre la voiture pour Lucca.

Coup de cœur pour l’immense place ovoïde de Lucca, ses ruelles piétonnes, son centre historique et surtout pour son calme. En plein moins de juillet, nous croisons peu de touristes, ce qui est un véritable soulagement après avoir visiter Florence, Sienne et Pise. Un sentier balisé, très bien fait pour découvrir la ville, est proposé par l’office de tourisme. Les cartes sont disponibles gratuitement à l’office à l’entrée de la ville. Lucca nous semble paisible et agréable à vivre avec ses concerts et ses animations en plein air.

Juste avant de rendre la voiture à Florence, nous profitons une dernière fois du confort de la voiture pour nous rendre dans le parco mediceo di pratolino dans les hauteurs de Florence. Justine voulait absolument voir le Colosse de Giambologna. Nous sommes un peu déçu (surtout Justine à la vue du Colosse qu’elle imaginait plus gigantesque). Le temps n’est pas en notre faveur et le parc semble comme abandonné. Nous ne croisons personne, l’ambiance y est très particulière, un peu trop « tranquille ». Bref, on ne peut pas vraiment dire que l’on conseille sauf si vous avez vraiment du temps et envie de sortir des sentiers battus. Le parc est quand même inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco.

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Itinéraire entre Sienne et Lucques

[Vietnam du Nord] Trek à Sapa

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C’est un peu au hasard et au dernier moment que nous avons décidé de partir au Vietnam pour notre première destination asiatique. Fin mars 2016, la saison y est sèche et les températures modérées. En deux semaines, nous n’avions pas le temps de voir tout le pays et nous avons privilégié le nord: Sapala province de Ha Giang, Ninh Bin et la baie d’Halong et Hanoï. Nous avons passé beaucoup de temps à préparer le voyage sur internet.Les sections « Info pratiques » rassemblent les infos que nous avons glanées sur place et qui ne sont pas toujours facile à trouver.

Pour rejoindre Sapa à 330 km au nord de Hanoï, nous avons pris le train de nuit jusqu’à Lao Cai. La réservation du train en ligne est un vrai casse – tête avec une dizaine de compagnies touristiques qui proposent des services similaires mais il s’agit en fait du même train. Finalement c’est au guichet de la gare de Hanoï que nous avons pu acheter les billets les moins chers pour la compagnie nationale utilisée par les locaux. Parti vers 22h, nous sommes arrivées à 6h à Lao Cai toute brumeuse.

D’abord réticents, nous avons finalement fait appel à une agence pour un trek de deux jours. Les chemins sont en bon états mais pas balisés. En revanche un guide est indispensable pour être autorisé à passer une nuit chez l’habitat.

Femmes Dao Rouge à Ta Phin

On va vous dire la vérité: les rizières ne sont pas vertes à Sapa en mars!  Impossible d’avoir cette info avant d’aller sur place. Alors évidement on est loin des photos de Google Image mais on a quand même eu du soleil et une vue plutôt dégagée ce qui semble assez rare pour la région.

Rizières sur le chemin entre Sapa et Ta Phin

La randonnée vaut vraiment le coup: on marche au milieu des rizières, on traverse des villages où l’on croise des cochons et porcelets qui vagabondent, des buffles dans des bains de boue, des enfants qui rentrent de l’école et des femmes en habit traditionnels. Nous avons aussi goûtés à la canne à sucre pour imiter les vietnamiens qui en mâchonnent sur les bords de route (et que l’on peut ainsi suivre à la trace). Très sucré mais vite écoeurant.

Plaine de rizières près du village de Ta Phin

Le logement chez l’habitant (Homestay) dans le village de Ta Phin est l’un de nos meilleurs souvenirs. La maison est certes rustique mais l’accueil très chaleureux (peut – être aussi parce qu’en hors saison l’afflux de tourisme est limité). Nos hôtes cuisinent à même le sol au feu de bois au milieu de la pièce et on s’est régalé. En particulier avec des frites à l’ail et, bien sur, la fameuse Happy Water (Alcool de riz) dont on nous pousse à la consommation. On termine la journée par un bain aux herbes aromatiques super agréable dans de grands tonneaux de bois.

Diner au Homestay

Contrairement à ce que nous avions lu, les sollicitations des locaux qui proposent leurs produits d’artisanat ne sont pas si oppressantes. Un autre avantage de la basse saison ?

Rue principale de Sappa

La ville de Sapa est relativement touristique et pas très intéressante en soi. Comptez une 1h30 de route (30 K VND) pour redescendre sur Lao Cai avec les mini bus locaux. La route est assez spectaculaire avec une vue impressionnante sur les rizières environnantes si les conditions climatiques le permettent.

Sapa est un petit village d’un nord du Vietnam, point de départ de nombreuses randonnées à la découverte des minorités ethniques peuplant les montagnes environnantes.

  • Train Hanoï – Lao Cai :

Pour y aller, c’est assez simple. Il suffit de prendre le train jusque Lao Cai puis le bus jusque Sapa. Il y a plusieurs trains par jour. Nous avons opté pour le train de nuit qui nous a permis de ne pas perdre de temps et d’économiser une nuit d’hôtel.

La destination étant assez touristique, l’offre est multiple et développée pour les touristes : nombreuses couchettes « tout confort » vendues le double. Nous avons opté pour l’option basique de la compagnie nationale qui a parfaitement fait l’affaire.

Nous avons tenté d’acheter les billets avant notre départ depuis le site internet, malheureusement c’était un véritable casse tête et bien que nous ayons fini par en comprendre l’organisation. Malgré l’interface en anglais, ils nous étaient impossible d’acheter les billets en ligne car nous n’avions pas de carte bancaire vietnamienne.

Nous nous sommes donc rendus à la gare avant notre départ pour acheter les dits billets en précisant bien le type de cabine, l’heure et le prix que nous avions vus sur internet.

Pour plus d’informations sur les départs et les prix, voici le site officiel de la compagnie ferroviaire vietnamienne http://dsvn.vn/#/

Départ 22h, Arrive à Lao Chai à 6h, 384 K VND

  • Bus Lao Cai – Sapa :

Arrivée à Lao Cai en début de matinée, nous nous retrouvons sur un parking rempli de mini van et de moto taxi. Nous sommes assaillit de sollicitations mais nous souhaitons jouer la carte de l’authenticité et prendre le bus public.

Nous ne connaissons ni l’endroit ni l’heure de départ. Nous commençons par nous diriger vers les mini van que nous pouvons partager avec d’autres touristes pour économiser la voyage. Malheureusement ils semblent tous être réservé à l’avance par les compagnies de voyages et les hôtels.

Nous finissions par trouver un bus « public » qui dépose chaque passager devant son hôtel, même service que celui des compagnies privées mais à un prix plus abordable (bien qu’au vietnam rien ne sois cher mais c’est un principe).

  • Réservation trek avec guide :

Nous avions lu sur de nombreux blog qu’un guide était obligatoire pour se déplacer dans la région et pour être accueillis la nuit chez l’habitant. C’est un petit commerce lucratif dont les vietnamiens auraient tord de se priver. Plusieurs agences de voyages se partagent le territoire et proposent les mêmes balades.

Nous avions repéré de nombreuses offres sur des sites internet que nous avions trouvé assez cher. Nous avons donc fait le pari de réserver une fois arrivée sur place.

Un peu par hasard, nous sommes rentrer dans la minuscule agence de Mr Tinh qui nous a semblé authentique. Un accueil des plus charmant avec des prix très attractif. Nous réservons la formule deux jours avec nuit chez l’habitant, repas et guide inclus.

On recommande sans hésiter Mr Tinh à http://sapaoriginaltrek.com/fr/

Formule à 1250 K VND/ pers/ nuit ( Transfert depuis Lao Cai, 2 jours de trek avec  guide, repas et hébergement chez l’habitant)

En prime Mr Tinh nous raccompagne au bus pour repartir à Lao Cai et nous donne des conseils pour nous rendre dans la province de Ha Giang. Un vrai coup de coeur !

[Vietnam du Nord] Les baies maritimes et terrestres

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La baie d’Halong est un archipel à 250 km au sud d’Est d’Hanoi. Très connue pour ses monts karstiques qui baignent dans les eaux calmes de l’océan indien, elle est très prisée par les touristes. La baie d’Halong terrestre n’a rien d’une baie mais tire son nom de la similarité de son relief caractéristique que l’on trouve dans ses plaines et qui rappelle celui de la baie maritime.

Ce sont des endroits extrêmement touristiques et de nombreuses agences proposent des circuits complètements organisés d’un à deux jours au départ d’Hanoi. Rassurés par notre première semaine sans difficultés, nous avons continués sur notre organisation en autonomie en commençant par Ninh Binh au coeur de la baie d’Halong terrestre à 200 km au sud de Hanoï.

Rizière dans les plaines de Tam Coc

Encore hagards de notre nuit dans le car, nous avons sauté dans un bus à la gare de Hanoï My Dinh pour Ninh Binh à 6h30. Les bus partent à l’heure mais font en sorte d’avancer le plus lentement possible pour permettre aux retardataires de grimper dans le bus et comme d’habitude il n’a pas cessé de s’arrêter au gré des montées et des descentes des passagers, y compris sur le long des 4 voies.

Une nouvelle fois, nous avons eu le plaisir de nous voir imposer la musique locale: Difficile à dire si c’est celle-ci ou la cigarette du chauffeur qui nous a excédés le plus… Comme nous sommes des gens généreux, on vous propose une petite interlude musicale avec cet exemple typique que l’on trouve en permanence. N’écourtez pas les 14 minutes, vous risqueriez de passer à côté de la magie de cette musique.

Plus généralement que ce soit avec la nourriture, la mode, la musique ou les émissions de télé, la culture ne nous a pas paru particulièrement raffinée…. Autre exemple : nous n’avons pas vu un seul livre en 2 semaines!

LE spot de Ninh Binh, c’est une ballade en barque sur une rivière qui serpente entre ( et même sous) les montagnes et les rizières. Les bateliers ont la particularité de ramer avec les pieds ce qui est très surprenant mais efficace. On nous ballade à la queue-leu-leu pendant 1h40. Ca manque quand même de charme. Peut – être aurions nous été plus enthousiastes si le temps avait été meilleur.

Barques à Tam Coc

Nous avons largement préféré nous promener à vélo à la découverte des pagodes environnantes. Celle de Hang Mua est juchée en haut d’une montagne et nécessite l’ascension de 500 marches. La vue sur les plaines et les rizières environnantes est grandiose mais une fois de plus sacrément brumeuse…

Pagode de Bích Động

La pagode de Bích Động vaut aussi le détour d’autant que l’accès est gratuit. Attention : arnarque à 90 centimes : garer votre vélo quelques centaines de mètre avant l’entrée pour ne pas être contraint de payer « le parking ». Etalée sur plusieurs étages, la visite réserve quelques surprises si on a la curiosité de s’aventurer à l’arrière du bâtiment.

Autour des étangs de Thung Nham

Mais finalement la bonne surprise des environs est sans hésiter la réserve ornithologique de Thung Nham. Délaissé par les touristes, c’est un véritable havre de paix, parfaitement entretenu. On se promène sur de larges chemins le long d’étangs et au milieu d’une faune et d’une flore luxuriante. La ballade est agrémentée de la visite de grottes incroyables et de plantations d’arbres fruitiers. Un coup de coeur qui nécessite une bonne demi journée!

Après 3 jours reposants, nous avons filé en bus vers la baie d’Halong. Pas trop motivés par les offres de croisières, nous avons préféré se trouver un pied à terre… sur l’île de Cat Ba au milieu de la baie. Nous avons fait le tour de l’île en scooter mais nous avons été très déçus par les paysages côtiers. En revanche, le parc naturel nous a ravi.

Baie d’Halong

Une rando facile sur des chemins ( un peu trop bétonnés) nous entraine au milieu d’une forêt tropicale où d’immenses racines contreforts bordent le chemin. Nous avons même eu la chance d’apercevoir un singe appartenant à une espèce très rare (selon le routard)! Au sommet, une magnifique vue panoramique sur les montagnes couvertes de végétations.

Parc naturel de Cat Ba

Enfin nous avons terminé notre visite par une courte croisière dans la baie, une sorte d’étape obligée pour des milliers de touristes comme nous qui se font balader par une multitude d’embarcations. Cette nuée permanente en basse saison laisse imaginer à quelque point la haute saison doit être accablante. Si la plupart des gens croisés prétendaient que la baie n’était pas dénuée de charme dans la brume, on va être honnêtes avec vous: sans le brouillard et la pluie, c’est certainement beaucoup plus joli et plus agréable!

Des villages flottants contribuent à l’originalité de la baie. Des pêcheurs et leurs chiens y vivent. Nous avons été assez choqué de voir à quelque point la baie étaient jonchées de détritus. Pas sûr que ce soit d’ailleurs les touristes qui contribuent le plus à cette pollution…

Malgré tout, nous avons gardé le sourire !

 

Ninh Binh et la Baie d’Halong font parties des spots touristiques du nord du Vietnam. Vous pouvez facilement réserver un mini bus privée ou un tour de plusieurs jours auprès des nombreuses agences touristiques de la capitale ou même sur internet avant votre départ.

Personnellement, nous ne sommes pas adeptes de ce genre de pratique. Nous nous sommes donc rendus à Ninh Binh ainsi qu’à la Baie d’Halong en transports publics.

  • NINH BINH
    • Bus de Hanoï (My Dinh) -> Ninh Binh: Départ 6h30, 70 K VND/Per, environ 2h. Lâchés en ville à la merci des motos taxi, on a préféré le taxi pour rejoindre Tam Coc, 70 K VND, 15 min.
    • Nous avons dormi à l’Hotel Tuc Duan juste en face du ponton d’embarquement pour les tours. On recommande cet hôtel avec un excellent rapport qualité/prix et un accueille chaleureux. Notre chambre est spatieuse est propre, le petit déjeuner est inclus dans le pris et on a le droit à un balcon avec vu sur les barques de Tam Coc. Des vélos gratuits sont mis à disposition pour les clients,très pratique pour découvrir les environs.

Pour votre repas, on recommande d’aller chez Loan, 150 K VND / pers pour un repas (Excellente spécialité de chèvre). C’est aussi un B&B magnifique mais qui était un peu au dessus de nos moyens. Vous pouvez néanmoins venir y manger seulement. L’une des spécialités de la région se trouve être la chèvre. Nous avions une furieuse enve d’y goûter et Loan nous a convaincu. Nous avons pris la chèvre grillée sur une pierre chaude. Elle nous a été servi avec des feuilles de riz, de la menthe et des morceaux d’ananas pour faire des nems.

Enfin pour les visites, voici les quelques infos pratiques :

  • Pagode Hang Mua (Carte), 100 K VND / Pers
  • Pagode Bích Động ( carte), Gratuite
  • Réserve Ornithologique (carte), 100 K VND / Pers
  • Ballade en barque au départ de Tan Coc, 1h40 A/R, 195 K VND/ Pers. D’autres spots disponibles dans les environs
  • CAT BA

Cat Ba est l’île principale de la Baie d’Halong. Nous avions réservé un hôtel sur une petite île perdue au milieu de la baie. Pour la rejoindre, il nous fallait d’abord aller jusque Cat Ba.

Ninh Binh -> Cat Ba (le transfert depuis Tam Coc a été organisé par notre hôtel en moto taxi): Arrivée à la gare routère de Ninh Binh, nous voilà embarqué pour 3h de route. Départ à 6h30, 150 K VND/pers. Attention descendre à Haiphong pour prendre le bateau pour Cat Ba. Par erreur, nous sommes allés jusqu’à la presqu’ île de Tuan Chau où il nous a fallu 1h de marche pour rejoindre un autre embarcadère. Bateau pour Gia Luang à 15h, 70 K VND, 1h30 de navigation au milieu de la baie: magnifique; puis bus pour traverser l’ile jusqu’à Cat Ba: 25 K VND, 30 min, synchronisé avec le bus.

Nous avions choisi un hôtel (Sandy Beach) sur une autre minuscule île au large de Cat Ba mais nous ne recommandons pas cette expérience même si l’endroit était paradisiaque: d’une part il nous a fallu payer les navettes en bateau de pêcheur pour les aller / retour mais aussi nous acquitter d’un billet de visite de la baie pour nous y rendre. Enfin, bloqués sur l’ile nous avons été contraints de profiter du resto très cher et de qualité moyenne de l’hôtel.

Quelques infos pratiques sur Cat Ba;

  • Parc national de Cat Ba (carte): 40 K VND / Per,  1h d’ascension, bonnes chaussures conseillées. On recommande !
  • Location de moto: n’importe où sur le front de mer, 90 K VND / jour, idéal pour se déplacer

[Vietnam du Nord] Road trip dans la province de Ha Giang

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La province de Ha Giang ( prononcer « Ha ziang » avec un cheveux sur la langue) abrite un somptueux massif montagneux frontalier avec la Chine. L’accès y est plutôt difficile mais les paysages sont époustouflants et les touristes peu nombreux.

Nous avons parcouru une boucle classique de 300 km en 4 jours en moto sur des routes vertigineuses qui serpentent entre des monts karstiques. On s’arrête beaucoup en route pour profiter de la vue et même si les routes sont en bon état, on n’y roule pas très vite.

Col de Quan Ban

Ces paysages se méritent et le mini bus de Sapa ( Lao Cai) à Ha Giang a été une véritable aventure:  6h de route avec un long tronçon sur une piste chaotique et des arrêts inopinés sur le trajet pour charger des passages ou du matériel sur le toit. Heureusement les paysages sont diversifiés: rizières, montagnes et villages reculés agrémentent le voyage. Nous avons eu la bonne idée de monter dès le départ du bus à Ha Giang ce qui nous a évité de nous retrouver à partager un strapontin avec un vietnamien pendant des heures.

Un permis est nécessaire pour accéder dans la province. Nous n’avons pas vu de contrôles mais les hôtels le réclament. Certains hôtels peuvent s’en occuper mais  nous avons préféré nous débrouiller en le récupérant directement au bureau officiel de Ha Giang tôt le matin.

Vue sur Tam Som

Nous avons loué notre bolide à Ha Giang chez Johnny. Johnny parle bien anglais et est recommandé par Lonely Planet, ce qui lui permet d’être particulièrement arrogant et probablement plus cher que la concurrence. Cependant le matériel a l’air bien entretenu, une carte nous a été fournie, et surtout des pantalons de pluie qui se sont avérés salutaires. Profitons en pour souligner, et même si cela nous fait mal au coeur, que Lonely Planet était mieux renseignés que le routard dans ces contrées reculées.

Pour le premier jour, nous avons du écourter notre itinéraire à cause la pluie. En arrivant sur Tam Son, ne manquez pas le point d’observation en haut des marches qui surplombe le village et les monts alentours.

Nous avons enfin eu du beau temps pour le second jour ce qui nous a permis de profiter des magnifiques balcons et des crêtes qui conduisent jusqu’au village de Yen Minh.

Balcon en arrivant sur Yen Minh

La ballade nous offre une plongée dans la vie rurale du nord du pays. On croise des buffles et des chèvres sur les bords de route, mais c’est surtout la culture du riz qui occupent les paysans des villages pauvres. Le décalage entre l’omniprésence des téléphones portables d’une part et le labour effectué par des buffles d’autre part est très étonnant. Les enfants sont toujours présents et ne cessent de nous solliciter par de joyeux « Hello » ou « bye bye ».

En direction de Dong Van

Par rapport aux grandes villes, la conduite n’est pas dangereuse car les routes sont bonnes et il y a peu de circulation. Quelques bus desservent les villages mais on les entend arriver de loin avec leur klaxon bruyant. On double quelques gros camions qui peinent dans les montées. On partage surtout la route avec d’autres petites motos, le plus souvent lourdement chargées: canne à sucre, outils, poules accrochées au guidon et même plusieurs cochons harnachés sur le porte bagage! Le plus dangereux restent les touristes chinois qui font la course avec d’énormes 4 x 4.

Paysans au travail entre Dong Van et Meo Vac

C’est en arrivant sur Dong Van que les montagnes sont les plus impressionnantes. Nous y découvrons enfin les fameux « pains de sucre »: ce sont d’étonnants pics rocheux recouverts d’une végétation luxuriante. Ils forment une grande partie d’un parc géologique classé au patrimoine  mondial de l’Unesco. Ils projètent une atmosphère assez inquiétante lorsqu’ils sont noyés dans la brume et évoquent des paysages préhistoriques.

Les monts karstiques dans la brume

Nous avons renoncé à visiter Lung Cu à la frontière chinoise à cause du mauvais temps. De même nous n’avons pas pris la peine de visiter le pseudo château des Hmong dont les photos ne nous avaient pas fait rêver.

De Dong Van à Meo Vac, le paysage est probablement encore très impressionnant mais la brume nous a empêché d’en profiter. Il ne fait pas chaud et les aérations zippées  sous les bras de la veste Gore Tex du pilote permettent au passager(ère) d’y glisser ses mains pour les maintenir au chaud.  Dans tous ces villages on trouve des hôtels sans problème et comme dans tout le Vietnam il y a pléthore de gargotes où l’on trouve à manger.

Sur le tronçon retour de Meo Vac à Yen Minh, le paysage s’adoucit et laisse place aux plantations de bananiers et aux grandes rizières inondées. Le riz est en train d’être repiqué et les rizières se colorent.

Repiquage du riz

On referme la boucle avec une dernière halte à Yen Minh où les couinements des porcs qu’on étranglent sur le marché nous ont réveillés. Le dimanche matin la ville est en effervescence et les femmes de diverses ethnies viennent vendre leurs produits. Nous nous sommes laissés tenter par des gâteaux de riz gluants enveloppés dans des feuilles de bananier mais ce ne fut pas une grande réussite…

Marché dominical de Yen Minh

De retour à Ha Giang nous avons fait une halte au café Bong, un des rares établissements qui accueillent les touristes occidentaux et proposent des conseils touristiques en anglais. Nous avons abusé du café au lait au Vietnam: Il est préparé fort, infusé par versement dans chaque tasse et mélangé avec du lait concentré.

Nous sommes rentrés à Hanoï en bus de nuit. Echaudés par les commentaires alarmistes de TripAdvisor et rassurés par les expériences positives de baroudeurs croisés en route, nous ne savions pas à quoi nous attendre. Il a fallu nous battre pour obtenir les banquettes inférieures mais le bus est confortable, ponctuel et nous avons passé une nuit pas si mauvaise.

La province de Ha Giang, à l’extrême nord du Vietnam, n’est pas des plus accessibles et c’est précisément pour cette raison que nous voulions y aller.

Nous avions vu sur plusieurs blog des français faire le tour de cette région en gros 4×4 accompagné d’un guide mais nous rêvions d’une immersion plus authentique. Certains le faisaient en moto, il était donc possible d’en louer sur place et de se promener en toute autonomie.

  • Bus Lao Cai – Ha Giang :

Pour se rendre à Ha Giang, il faut d’abord aller jusque Lao Cai. Depuis Hanoï, train de nuit (vous pouvez retrouver les informations dans cet articleDepuis Sapa, prendre un bus jusque Lao Cai.

Une fois à Lao Cai, des bus pour Ha Giang partent de la gare routière à l’extérieure de la ville. Attention, il y a deux gares routières à Lao Cai, une en centre ville et une autre à l’extérieure de la ville.

Le trajet se fait dans un mini bus bondé avec la radio à fond pendant 6 h, avec des arrêts en bord de route pour décharger ou prendre de la marchandise ou des passagers. Une pause pipi et ravitaillement de quelques minutes vous sera offerte à mi chemin. Immersion garantie ! On passe par des petits villages et des routes non bitumées.

  • Sapa -> Lao Cai:  Bus fréquent, départ place principale, 30 K VND / Personne, 1h30
  • Lao Cai -> Ha Giang: Départ 6h et 12h30 de la gare extérieure, passe ensuite devant la gare de Lao Cai, 270 K VND / Personne, 6h, arrive dans la gare extérieur de Ha Giang ( 3 km du centre mais ca se fait à pied)

NB : Il y a également des bus Hanoï – Ha Giang.

  • Location de moto :

Quelques loueurs à Ha Giang, nous avons choisis celui au nom le plus occidental : Johnny ! Un peu rustre et impoli mais il parle très bien anglais et on avait lu de bonnes critiques.

Les prix sont certainement plus élevés qu’ailleurs (du fait de sa popularité) mais il avait l’air de bien connaitre la région et son métier. De plus il fournit casques et cartes. En prévision de la pluie, il nous a même prêté des pantalons qui nous ont été très utiles.

Johnny Nam Tram, 183 Nguyễn Trãi, tp. Hà Giang (info@rockyplateau.com ne marche plus), en face du Café Love. 200 K VND/ Jour/ moto automatique avec casques, carte et pantalon de pluie

  • Permis :

Avant de vous engagez sur les routes, il vous faut un permis délivré par les autorités locales. Sans ce permis, vous ne pouvez circuler dans la région. Toutefois, nous n’avons pas été contrôlé ni même rencontré aucun policier ou militaire.

Le permis s’achète dans l’office des permis qui ouvre à 8h. Il vous faudra juste votre passeport.

En haut de la rue Tran Phun à Ha Giang, 210 K VND / pers.

  • Café / conseils en anglais à Ha Giang:

Si vous souhaitez avec des conseils sur la région. N’hésitez pas à vous rendre au Café Bong  n°63-65 Minh Khai street, Minh Khai district, Ha Giang, +84 915121987.

  • Itinéraire:

Les routes sont bien indiquées par des panneaux et par des bornes tous les kilomètres. Station essences dans chaque bourgade.

  • Jour 1: Ha Giang -> Tam Son (50 km)
  • Jour 2: Tam Son -> Dong Van (93 km)
  • Jour 3: Dong Van – Meo Vac – Yen Minh (55 km)
  • Jour 4: Yen Minh -> Ha Giang (90 km)
  • Hôtels:

Les hôtels ne sont pas référencés sur Internet.Nous avions réserver à Hoang Ngoc Hotel à Dong Van par Email (hoangngochotel2@gmail.com) mais il y a énormément d’offres une fois sur place. Mais pas de panique, il n’y a que peu de touristes et il y a énormément d’offres une fois sur place. Les prix sont très raisonnable. Entre 200 et 300 VND/ nuit pour les petits bouibouis qui nous ont le mieux reçu.

  • Bus Ha Giang – Hanoï :

Pour rejoindre Hanoï, même combat : le bus !

Nous avons opté pour le sleeping bus, très populaire au Vietnam du fais des longues distances et des lignes ferroviaires très lentes et peu développées.  Une expérience à vivre !

Nous avions entendu de nombreuses histoires sur les sleeping bus qui nous avaient un peu refroidie : chauffeurs dangereux, musique à fond toute la nuit, mal des transports, secousses… Mais finalement nous avons très bien vécus notre voyage.

A notre grande surprise les bus sont très bien conçus. Ce sont de vraies couchettes avec petite couverture et bouteille d’eau. On doit enlever ces chaussures avant d’entrer dans le bus. Les couchettes sont sur deux niveaux, préférés le niveau du bas (moins de secousses).

Les places sont a réservées à l’achat du billet, demandé donc bien (autant que possible) des couchettes en bas. Nous avons du nous battre pour nous faire comprendre et ensuite nous rebattre dans le bus pour faire comprendre au placeur que nous avions réservés des couchettes en bas.

Ha Giang -> Hanoï (My Dinh): départ de la gare extérieure de Ha Giang à 20h50, 200 K VND, arrive à la gare de My Dinh (l’une des gares routières à l’extérieure d’Hanoï) vers 5h

[Vietnam du Nord] Hanoï

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Le tourbillon de Hanoï a été un véritable choc à notre arrivée. Fatigués par le long vol, excédés par les difficultés du transfert de l’aéroport (Voir « info pratiques »), la ballade dans la ville a été une épreuve. La circulation y est extrêmement dense et bruyante et surtout ne respecte aucune règles, que ce soient celles du code de route ( Existe – il vraiment?) ou même celles de la politesse. Chacun trace son chemin de manière égoïste.  Une fois ce paradigme intériorisé, on se plait à son tour à marcher et à traverser n’importe où en ignorant royalement les autres, sans que jamais personne ne s’en offusque. A ce petit jeu, précisons que le plus gros ( le bus) s’impose au plus petit ( le piéton).

Décorations colorées

Le bruit est parfois accentués par les haut parleurs qui diffusent la propagande gouvernementale. Sur les murs beaucoup d’affiches grotesques pour in(former) la population sur des règles de la vie quotidienne.

Mais toute cette agitation n’empêche pas les vietnamiens de vivre dans la rue: on n’y mange assis sur de minuscules tabourets, on joue à des jeux de société sur le trottoir, on fait une sieste sur son scooter, on s’y fait couper les cheveux et le plus souvent on y attend Godot assis sur ses talons.

Dans un des nombreux restaurants de rue

Les maisons aussi sont ouvertes sur la rue puisque souvent la pièce principale du rez – de – chaussée est constituée d’une grand façade vitrée qui donne sur la rue à la vue de tous et dans laquelle on trouve la télé, les enfants et le scooter: Ils forment le noyau de la famille vietnamienne.

L’architecture est sans grand intérêt avec quelques demeures de l’époque coloniale. Nous avons parcouru rapidement le quartier présidentiel et nous n’avons pas pris le temps de faire de visites.

Les meilleures nouilles de Hanoî

La balade la plus agréable reste le tour de l’étang dans le centre ville. C’est d’ailleurs là que nous avons été « interviewés » par de jeunes vietnamien qui devaient poser des questions à des étrangers dans le cadre de leurs cours d’anglais.

Interviewer par des étudiants vietnamiens apprenant l’anglais

 

De manière générale, voici nos quelques conseils pour gérer vos paiements au Vietnam :

  • Attention les distributeurs ne permettent pas de retirer plus de 2 000 K VND ( sauf Agribank 3 000 K) par retrait ce qui oblige à retirer de nombreuses fois au cours du séjour et à se voir ajouter des commissions exorbitante ( entre 5 et 7 euros pour La Banque Postale et le Credit Agricole). On recommande donc de changer une grosse quantité d’euros à l’arrivée.
  • Le niveau de vie est très bas, avec parfois d’étranges correspondance comme le paquet de Cookies américain qui coûte le même prix d’une location de moto pour la journée! Comptez entre 90 et 200 VND pour un repas pour deux, 300 VND la chambre double basique. On s’est sorti avec 6 euros par jour et par personne pour l’alimentaire en faisant des restos.
  • Un euro vaut environ 25 000 Dong (VND). On se retrouve vite millionnaire et on parle en kilo Dong

Transfert d’aéroports – Voici les différentes options en fonction de votre budget et du temps que vous avez à partir du terminal international T2

  • Bus de ville, ligne 17, depuis T1 ( prendre shuttle gratuite depuis T2) jusqu’à gare de Long Bien, 9 K VND, 1h30
  • Mini bus, aussi depuis T1, assez aléatoire car il ne part que quand il est plein! 40 K VND, 45 min, dépose à l’intersection de Tràng Thi et Quand trung
  • Taxi
  • La plupart des touristes ont leur transfert organisé par l’hotel ou une agence de voyage

Quartier présidentiel: attention aux horaires contraignants pour les visites

Bruges

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Bruges est facilement accessible depuis Bruxelles en une petite heure de train. A coté de celles de la SNCB, les bornes automatiques de la SNCF sont un modèle d’ergonomie. On vous conseille donc d’aller au guichet où on vous proposera un billet promo A/R  moins cher ….que le billet standard aller simple vendu à la borne! Depuis la gare, le centre ville est accessible en quelques minutes à pied. Suivez le troupeau.

Quartier nord de Bruges

Quel bonheur de déambuler dans les ruelles silencieuses de Bruges! A la tombée de la nuit (à 16h … ) les rues délaissées par les touristes sont pleines de charme. L’unité architecturale des maisons y contribue largement. Compter 2 jours pour faire le tour de l’enceinte fortifiée et prendre le temps de se balader le long des canaux. Préférez le nord de la ville et fuyez l’ultra centre ville.

Envie de boire un verre au calme? On vous recommande la cave de l’hôtel Karel de Stoute où les crépitements de la cheminée résonnent sur la voûte en pierre.

Au gré de notre balade, nous avons fait la découverte d’un petit jardin.

Godshuis De Meulenaere

Bruxelles

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En cette fin d’année 2015, nous avions envie de nous prendre un peu de temps ensemble et nous avons décidé de passer 2 jours à Bruxelles et 2 jours à Bruges. Première expérience en Ouibus au départ de Paris. Confortable et en avance. Pour 15 euros, les 3h50 passent vite.

On laisse vite fait les affaires au Studio Mauve, idéalement placé, bien équipé et super propre pour aller arpenter les rues froides et animées de la capitale. Les décos de Noël sont impressionnantes et la Grand Place brille de milles feux. Nous avions beaucoup entendu parlé de cette place et honnêtement nous sommes agréablement surpris, elle reste impressionnante. Par contre, nous sommes un peu moins emballé par les animations de lumières projetées sur les façades.

La Grand Place

Munis de nos bonnets nous partons à la découverte de la ville et de ses façades art nouveau. Coup de coeur pour le musée de la maison Horta qui propose la visite de la maison de l’architecte dont la décoration riche n’a pas bougé depuis 1910. Et comme Bruxelles et notamment célèbre pour la bande-dessinés nous nous sommes amusés à dénicher les nombreuses les façades ornementées.

Mont des Arts

Bien sur, nous ne manquons pas de goûter aux spécialités locales : bière, carbonnade, frites … et nous nous arrêtons à la maison Dandoy, une institution, pour une gaufre. Franchement déçus, les prix sont excessifs pour une qualité médiocre.

Place Polaert

Londres

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Nous connaissions déjà un peu la capitale de l’Angleterre pour nous être baladés dans l’ultra centre (Oxford, Picadilly) et le long de la Tamise. Pour cette nouvelle visite nous nous sommes aventurés à l’est de la ville  et dans le nord pour découvrir des quartiers très colorés malgré la grisaille hivernale.

Notre promenade commence dans le Old Spitalfields Market. Dans cette ancienne halle de marché couvert se retrouvent des vendeurs de bijous, de vêtements, de cartes postales et de burgers. C’est propre, beau et l’ambiance un peu chic.

Brick Lane district

Brick Lane et les rues avoisinantes sont remplies de boutiques bobo et les murs sont couverts de street art. Là, encore beaucoup de stands qui nous offrent toutes les gastronomies du monde. On cotoie les londoniennes qui viennent chiner dans les magasins de fringues d’occasion, les immigrés qui vivent dans les logements sociaux à proximité et de plus en plus de touristes.

Street art dans Shoreditch

En descendant vers le sud, on recommande la vue depuis le restaurant SushiSamba. Ne pas se laisser impressionner par l’accueil et foncer dans l’ascenseur panoramique. L’ ascension ultra rapide est incroyable et en haut super vue sur le ville. Par contre, aucune idée de ce que valent les sushis à part qu’ils sont chers!

Pour un autre point de vue en hauteur, on conseille la terrasse du centre commercial One new change. Facile d’accès et gratuit.

Un peu plus bas le Leadenhall Market est aussi magnifique, surtout en soirée quand les éclairages sont briller de milles feux les arcades et la verrières.

Leadenhall Market

Si Covent Garden et son ancienne halle couverte est bien connue, très fréquentée et modérément interessante, nous avons eu très bonnes surprise en arpentant les rues un peu plus au nord. Le quartier de Seven Dial est très calme, chic et bobo. Le meilleur endroit est le très discret Neal’s yard, une cour intérieure joliment arborée et colorée. Un vrai petit paradis automnal.

Neal’s yard

Un peu plus au nord, le hall d’entrée du Bristish Museum est superbe. Une vrai réussite architecturale qui entremêle le bâtiment d’origine et une immense verrière moderne. Il parait que les collections sont bien mais ca sera pour une autre fois!

Et comme toujours on s’est retrouvé sur le Millenium bridge. Les jeunes skatteurs qui s’exercent dans les marches voisines ne nous ont pas vraiment impressionnés et on a plus prêté attention à la vue au dessus de la Tamise.

Big Bend

Nous n’avons en revanche pas été enthousiasmé par l’ambiance un peu fanée et crasseuse de Candem, à part la cour intérieure avec les échoppes de street food. On recommande plutot de visiter l’hotel de ville dont l’étonnante passerelle d’accès en spirale rappelle la structure du Reichtag à Berlin.

Grosse déception avec le musical Les Misérables à cause d’une mise en scène plutot banale, des air gueulars et un dégeuli euh…dégouli d’émotions. Spectacle pas très subtil mais le public a adoré.

Retrouvez les lieux clés sur la carte. 

Si deux gentilles américaines vous propose leur Pass 3 jours de transport en commun encore valable à l’entrée du métro, n’hésite pas: c’est 2 jours de métro cadeau!  Le pass marche même dans le bus (que l’on prit seulement pour faire un selfie à l’étage supérieur!)

Pour le logement, on plussoie les bons commentaires du Palmer Lodge Hostel. Une auberge de jeunesse de style victorien, un emplacement correct et des dortoirs orignaux avec lit double et rideaux pour l’intimité. Copieux petit déjeuner. Personnel sympa. Environ 50 euros /nuit.

Infos pratiques:

[New York] Prendre de la hauteur

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Pour notre première visite sur la côte Est en août 2015, nous n’avons pas fait original et éculés les incontournables de New York. Nous avons beaucoup, mais alors beaucoup marché dans Manhattan que l’on savait pourtant très grand. Mais quelques ampoules aux pieds valent mieux que le métro vétuste, cher et ultra climatisé de la Grande Pomme. Nous avons passé 6 jours à arpenter les rues sans interruptions et c’est à peine suffisant pour en profiter pleinement.

New York c’est avant tout ces grattes ciels mythiques d’où l’on peut admirer la ville. La vue la plus mythique est sans nul doute celle du Rockfeller Center que nous avons privilégié à son concurrent l’Empire State Building, pour justement avoir la vue avec ce dernier.

En position à l’ouverture, munis de E – billet, nous étions prêt à nous battre avec les autres touristes pour la plus belle vue de New York.  Finalement, on s’est retrouvé à seulement quatre au sommet du Rockfeller!  Ça n’a pas duré mais on en a bien profité. La vue est impressionnante !

Pour la soirée, la vue la plus trendy, Le Bain pour profiter du coucher de soleil en sirotant un cocktail. Les prix restent relativement abordables pour le standing et surtout, la vue, compter environ 10$ pour un cocktails (plutôt bon).

Tandis qu’en journée, vous pouvez aussi décider de redescendre de quelques étages et de jouir d’une vue similaire sur la terrasse du Whitney Museum of Art, avec en prime l’accès à leur superbe collection d’art moderne américain.

Terrasse du Whitney Museum of Art

Enfin pour un point de vue sympas sur Central Park, on conseille vivement le Roof Top du MET (d’autant que l’entrée au musée est gratuite), la vue la plus green sur New York. L’ accès n’est pas facile à trouver mais adressez vous à une retraitée bénévole  dans le musée qui vous renseignera. Prétendez que vous souhaitez aller voir l’expo temporaire au dernier étage mais elle risque de vous tenir la jambe un moment à propos de cet artiste contemporain inconnu et dont on se fiche!

[New York] Se mettre au vert

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Pour échapper aux sirènes des ambulances qui hurlent jour et nuit, c’est dans Central Park qu’il faut aller. On en profite pour faire une sieste et chasser les écureuils.

Un écureuil curieux dans Washington Square Park

Les jardins communautaires du Lower East Side proposent aussi une halte rafraichissante. Tout comme les nombreux parcs publics de la ville.

Une bonne balade à faire au coucher du soleil accompagné des joggeurs est celle qui longe l’Hudson River.

Vue depuis le Pier

Enfin la High Line, bien que fréquentée, est très agréable avec de jolis passage arborés et des points de vue surplombant la ville.

[New York] Walking the streets

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Pour res(sentir) la ville, faire un saut à ChinaTown…

Chinatown

Lower East Side (ou Loisaida pour les habitants du quartier) et ses jardins communautaires sont une parenthèse agréable à la jungle urbaine. Il s’agit de l’ancien quartier hispanique qui est resté très populaire assez préservé des afflux touristiques.

Lower east side

Nous avons beaucoup aimé Greenwich village, LE quartier bobo de New York avec ses façades tellement typiques (façades en briques avec les escaliers) que l’on dirait qu’elles ont été installées pour le tournage du dernier Woody Allen.

Bar à jus

Le sud de Mannhattan, le quartier d’affaire et la fameuse Wall street n’est pas particulièrement intéressant même si le memorial du 9/11 est une réussite architecturale.

Pas de coup de foudre à Brooklyn qui s’est véritablement embourgeoisé même si le pont est un incontournable. La vue sur Manhattan vaut le coup: tôt le matin ou au coucher du soleil.  Le pont est très empreinté par les cyclistes en fixies. Nous avons d’ailleurs été étonné du nombre de cyclistes dans New York qui n’est pourtant pas particulièrement adapté aux deux roues.

Brooklyn Bridge

Passage obligé à Time Square… mais à 6h du mat’ pour profiter d’une relative tranquillité. Pas besoin de flash: il est fait jour en pleine nuit.

Mid Town, surplombée par les grattes – ciel et encombrée de boutiques de luxe ne vaut pas la peine de s’y attarder à l’exception du magnifique  Chrysler building dans lequel nous avons jeter un oeil dans le vestibule Art Deco et de la gare Centrale. Nous avons largement préféré Soho, Little Italy et Trebica.

Lillte Italy

Nous n’avons malheureusement pas eu le temps de nous aventurer dans les autres quartiers (Harlem, Queens et Bronx).

[New York] Un peu de culture

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Nous avons fait les principaux musées de la ville avec une légère frustration pour le MET. Nous n’avons pas eu le temps de tout explorer. La scénographie est impressionnante, cela vaut vraiment le coup d’oeil. Nous avons aussi été déçus de ne pas avoir eu le temps de visiter le cloître du musée qui se trouve dans le quartier d’Harlem au nord de la ville.

Metropolitan Museum

Les musées d’art moderne et contemporain tels que le MoMa, le Guggenheim et le Whitney proposent des collections vraiment sympas. Une préférence toutefois pour le Whitney Museum, son architecture et sa collection américaine.

Le Guggenheim ne m’a pas fait une forte impression, le concept original étant la déambulation en spirale qu’offre l’architecture du musée.

Le MoMA propose une grande rétrospective sur l’art de ces deux derniers siècles avec un grand nombre de chefs d’oeuvres européens. Les américains semblent quand même oublié assez rapidement la nationalité d’origine des artistes, ainsi Marcel Duchamp devient américains. Mais ne manquez pas la cour intérieure, un vrai havre de paix.

Si vous êtes à New York suffisamment longtemps, profitez-en pour visiter ces musées lorsqu’ils sont gratuits (généralement une fois par semaine en fin de journée).

Et surtout, n’hésitez pas à franchir les portes des plus petits musées comme celui de la mode (gratuit) ou le New Museum qui possède une jolie terrasse en plein coeur de l’ancien quartier hispanique (Lower East Side). Le Brooklyn museum est aussi très intéressant.

Mais il ne faut pas oublier que New York recèle de trésors à chaque coins de rue. Inutile d’aller courir les musées pour voir de l’art, il s’expose sur les murs.

Enfin, impossible de dégoter des places à prix abordables pour une comédie musicale sur Broadway… On est un peu déçus mais de toute façon nous avions déjà vus An American in Paris au théâtre du Châtelet ( Eh oui, le français reste arrogant même à NY!).

[New York] Fooding

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Impossible d’aller à New York sans goûter à un burger de chez Five Guys ou Shake Shack. On vous conseille d’ailleurs le Shake Shack au coeur du Madison Square Park, à deux pas du Flatiron Bulding.

New York c’est aussi la ville de la street food. Comme partout, on trouve de nombreux marchés.

Central Station Market

N’hésitez pas à acheter un hot dog à l’un des nombreux vendeurs à la sauvette ou à prendre une part de pizza à 1$.

Pour les becs sucrés, le cheesecake de chez Junior’s est un délice. Prenez-le nature, simple et efficace. Sinon, vous pouvez toujours opter pour des muffins, cupcakes et autres donuts un peu partout. Par contre, si l’envie vous prenez d’aller refaire la scène mythique de Quand Harry rencontre Sally chez Kat’z, on vous le déconseille. Le lieu est blindé, bruyant et on paie son sandwich (pas terrible) 20$ !

Brunch classique

Enfin, l’étape obligatoire : le brunch ! Plus ou moins tôt et plus ou moins healthy avec pancake, egg benedict, granola et jus de fruits frais.

Brunch version healthy

Boston

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Une fois rendu de l’autre côté de l’Atlantique, il était impossible de ne pas faire un saut jusqu’à Boston pour un week –  end.  La ville est accessible en quelques heures de bus depuis New York avec la compagnie Greyhound pour une quinzaine de dollars. En nous promenant le long du Baden Powel trail, nous sommes tombés sous le charme du quartier de Beacon Hill et du campus d’Harvard.

Boston est certainement la ville de la côte Est qui ressemble le plus aux villes européennes (d’après notre modeste expérience); probablement parce qu’elle jouit d’un patrimoine historique unique à l’échelle des États – Unis. Même si les habituels grattes – ciels peuplent le centre ville, de nombreux bâtiments anciens coexistent encore. Ils contribuent à donner une atmosphère apaisée et rendent la ballade dans la ville agréable. Un chemin touristique balisé par des pavés au sol permet de visiter les lieux mythiques de l’Histoire américaine. Nous nous sommes épargnés les reconstitutions en costume du Boston Tea Party, qui célèbre la révolte politique de Boston contre les britanniques en 1773 et qui n’évoque de toute façon pas grand chose pour un gaulois !

La salle de lecture de la bibliothèque de Boston

Nous avons trouvé un AirB&B correct dans la quartier de Beacon Hill. Excellent emplacement sur cette butte huppées où les maisons en briques rouge arborent toutes la bannière étoilée. Au hasard des ruelles, parfois étroites, se cachent de charmants petits squares. Un coup de cœur à la tombée de la nuit quand les réverbères illuminent les façades.

Beacon Hill

La promenade nous a ensuite conduit dans  le quartier de Black Bay, typique avec ses rangés de maisons de pierre brune victorienne et caractéristiques de l’architecture du 19 ème siècle. Le rez – de – chaussée de beaucoup d’entres elles est occupé par des boutiques de luxe qui contrastent avec l’atmosphère résidentielle des environs.

Un autre exemple de l’architecture du 19ème: la mairie

La halle couverte et magnifique du Quincy Market, ancien marché aux poissons,  nous rappelle la présence de la mer. Nous avons, comme des milliers de touristes, pu goûter aux spécialités de crabes et de homards qui ne nous ont pas laissé un souvenir impérissable. Et finalement, les burgers ont quand même représenté la majorité de notre alimentation. Ébahis devant la fameuse machine à soda illimités, véritable fontaine d’abondance, nous n’avons pas pu nous empêcher de tester toutes les boissons… Pour le goûter, il nous a suffit de suivre la piste des passants exhibant fièrement dans la rue les boites de Mike’s pastry  pour remonter jusqu’à la fameuse pâtisserie.

Tasty Burger, Five Guys, Shake Shacke, on a tout les choix…sauf MacDo!

Nous avons fini par arriver au fameux stade des Red Sox, l’équipe locale de Baseball pour sentir l’ambiance et la ferveur des locaux: drapeaux, gros pick – up tunés et cow – boys dans les rues: pas de doute, nous sommes bien aux States!  Pas le temps d’assister au match ( de toute façon ça dure longtemps et on ne comprend rien aux règles!) et nous filons le long de la rivière pour une ballade au vert. L’ endroit est fréquenté par les joggeurs et les vélos. Il offre une vue magnifique sur l’autre rive et les petits voiliers qui jouent avec le vent.

Harvard Stadium

Le second coup de cœur est sans nul doute le campus d’Harvard, dans la ville mitoyenne de… Cambridge où l’on trouve la rue… d’Oxford! Attention aux confusions! Alors évidement, en plein mois d’août, les pelouses sont surtout envahies par des touristes chinois que par les jolies étudiantes et les geeks de bonnes familles, mais l’endroit reste magnifique et empreint d’une certaine sérénité. En s’éloignant et en traversant le pont, on accède aux superbes installations sportives: terrain de foot américain, piste d’athlétisme intérieure et patinoire. On a imité les étudiants en faisait un peu de work out dans les marches et même joué les streakers sur le terrain ( habillés!).

Pause goûter

Vienne & Graz

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Quelque soit la saison, Vienne offre quelques sites incontournables qui sont le témoin de sa riche histoire. A commencer par le château de Schönbrunn dont la ballade dans les jardins est agréable même si il n’égale pas Versailles. En revanche la visite des appartements royaux est un peu décevante et pour en savoir plus pour Sissi et la lignée des Habsbourg, nous avons largement préféré la visite du palais impérial. La visite accompagnée de l’audioguide (gratuit) est franchement intéressante. On y apprend notamment les problèmes d’anoréxie de notre chère Sissi et son mariage forcé loin d’être idyllique.

Le Palais Impérial

Vienne c’est aussi ses cafés, ses chocolats chauds et ses sacher torte. Nous avons testé divers ambiance, allant du très classique au plus contemporain et nous avons eu un réél coup de cœur pour Chez Phil, sorte de café / brocante / bibliothèque adorable qui propose des brunchs thématiques a des prix raisonnables. On a aimé l’ambiance cosy et dépareillé fait de bric et de broc.

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Café viennois

 

Nous sommes conquis par la ville, sa propreté, son niveau de vie, son architecture, ses bars, restaurants et cafés, son histoire … C’est vraiment une ville dans laquelle nous apprécierions de vivre. Une ambiance bobo/écolo plane, surtout sur les quais, réaménagés en bar trendy avec tables et bancs en palette.

Après la visite du Vienne historique, nous entamons la visite du Vienne moderne avec deux grands noms : Hundertwasser et Klimt.

Nous n’avons pas visiter la Hundertwasserhaus, peut être un tord mais c’est surtout l’architecture extérieure que nous souhaitions voir. En tout cas, le café restaurant est déjà bien sympas.

Enfin, impossible de quitter Vienne sans aller voir le baiser de Klimt de plus près. Rendez-vous donc au Palais du Belvédère avec son jolie jardin. Le Palais en sois est déjà très beau de l’extérieur et on vous conseille de visiter le musée. Collection très sympa et surtout le Baiser de Klimt !

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Parc du Palais de Belvédère

Notre séjour à Vienne fut l’occasion de nous enfoncer un peu plus dans la campagne autrichienne. Nous nous sommes arrêtés à Graz, escale sympathique pour rendre visite à notre amie expatriée Lucile. Au programme, visite de château, de la campagne verdoyante et déjeuner dans un buchenshank : petits restaurants ouvert en saison tenus par des agriculteurs qui proposent leur produits frais pour une somme dérisoire !

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Campagne autrichienne

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Les Cinques Terres

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Trois jours d’itinérance entre Gènes et La Spezia avec deux sacs à dos en avril 2014. Les capes de pluie sur le dos, nous avons profité des beaux paysages entre terre et mer.

Nous avons passé un long week – end sur la côte ouest de l’Italie, dans la région des Cinq Terres entre Gènes et Lucques. La météo s’est montrée plutôt capricieuse et c’est bien dommage car l’endroit est magnifique.

Vernazza

Gênes a été la bonne surprise du séjour. Alors que la ville est souvent associée à son port industriel et ne jouit pas d’une excellente réputation, nous avons trouvé au contraire très agréable de nous y promener. Le patrimoine culturel est très riche avec de nombreux palais ouverts à la visite. On sent en revanche que les heures de gloire de Gênes sont passées, que le patrimoine n’est pas suffisamment mis en valeur et manque cruellement de moyens pour être entretenu et valorisé.

Palazzo Reale à Genova

Nous avons rallié les Cinq Terre depuis Gênes en train pour une randonnée itinérante et en autonomie de deux jours. L’itinéraire court le long de la côte où 5 villages se succèdent à flan de collines sur une petite dizaines de kilomètres. Malheureusement, alors que les villages sont excessivement fréquentés, rien n’est fait pour les randonneurs et plusieurs tronçons sont purement inaccessibles à pied et contraignent à prendre le train touristique.

Corniglia

La balade commence à Monteresso sous la pluie avec des sacs plastiques dans les baskets et se poursuit ensuite le long d’un sentier qui grimpe vers Vernazza. Sûrement le plus beau des villages que l’on découvre d’en haut. Le chemin qui conduit à Corneglia est très agréable et offre un super point de vue sur le village accroché sur un rocher qui domine la mer. Nous peinons à la sortie pour trouver un coin tranquille et surtout plat pour planter la tente.

Le chemin est ensuite coupé pour rejoindre Manarolla et nous faisons un gros détour désagréable par la route pour découvrir que le prochain tronçon est encore fermé. Frustés et mouillés, nous sommes contraint de prendre le train pour atteindre Riomaggiore.

Même si les villages sont plein de charme, ils sont un peu dénaturés par l’afflux de visiteurs et c’est vraiment dommage que le chemin pédestre ne soit pas mieux valorisé.

Vernazza

Maroc

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Une petite semaine pour profiter des derniers rayons du soleil de l’année à l’automne 2013 dans le nord du Maroc. Tanger, Chefchouen et Tétouan. Loin des clichés du désert, nous avons découvert un Maroc verdoyant.

Lors des vacances de la Toussaint nous avons décidé d’aller profiter des derniers rayons du soleil au Maroc. C’était l’occasion parfaite  de découvrir Chefchaouen chez Nina et Thomas.

Depuis Tanger, au nord du Maroc, nous avons d’abord du négocier avec un chauffeur tard dans la soirée à l’aéroport pour qu’il accepte de nous emmener jusqu’à Chefchaouen. Le prix étant le même pour une ou six personnes, le mieux est de partager le taxi. Et, à ce jeu, il n’y a aucune limite. Nous nous retrouvons donc à quatre sur la banquette arrière (sans ceinture, bien superflue) direction Tanger où nous effectuons un premier arrêt avant de repartir pour Chefchaouen.

La négociation, habitude incontournable de la culture marocaine, nous pose problème tout le long du séjour. De même, les sollicitations pressantes des gens nous mettent mal à l’aise car nous ne distinguons pas si elles sont sincères ou intéressées.  » Soyez les bienvenus » restera comme le leitmotiv du séjour, pénible à la fin.

Guidés par nos guides avertis,  nous avons profité d’une excellente gastronomie dans des bouibouis sans prétentions comme une typique harira ou encore un gargantuesque coucous préparé par la voisine.

Médina de Chefchaouen

Après une nuit réparatrice dans un charmant hôtel où nous avons partagé notre chambre avec un cafard, nous entamons notre première journée par la découverte de la ville et du charmant quartier de la médina. Très typique dont les petites ruelles sont recouvertes d’un bleu turquoise. Nous continuons par la visite de Kasbah, étape obligatoire, qui cache un magnifique jardin et un jolie point de vue sur la ville.

Vue de la Kasbah

Pour notre deuxième journée, nous décidons de nous éloigner un peu de la ville. Comme à notre habitude, à pied et sans carte. Nous découvrons un village reculé avec des enfants qui nous prennent d’assaut et nous demandent des stylos. Nous sommes quelque peu surpris par cette demande; nous nous attendions plutôt à des demandes d’argent ou de bonbons. Ils étaient très fièrs de nous montrer leurs cahiers et nous ont suivis sur une bonne partie du chemin. Les chèvres, les chiens et les chats ont ensuite pris le relais. En fin de journée, un orage a éclaté ce qui nous a donné de jolies lumières.

Marché de Chefchaouen

Alors que nous nous attendions à voir des dunes et des chameaux, nous avons découvert des paysages tout autre. Une randonnée nous a permis de nous rendre compte à quelque point le nord du pays est très vert et les hivers rudes. Un climat apparemment propice à la culture du cannabis, une des spécialités de la région.

Nous avons privatisé un hammam traditionnel dans un hôtel. Une salle entièrement pour nous, toute en mosaïque avec un système de chauffage à l’ancienne qu’il nous a fallut comprendre et apprivoiser. Une expérience fort sympathique.

Pour notre dernière journée, outre les quelques achats de souvenirs (sac à main, épices, lampes et théière) nous avons fait une charmante randonnée dans les montagnes plus désertique. Nous aurions bien aimé ramené un tapis, mais nous n’avions pris qu’un petit sac à dos chacun.

Randonnée dans les montagnes Chefchaouen

Avant de rentrer à Tanger pour reprendre l’avion, nous nous sommes arrêtés dans la ville de Tétouan, conseillé par le Guide du Routard pour sa très belle médina… Une légère déception, comparé à Cherchaouen, Tétouan est beaucoup plus sale, délabrée et moins typique (pas de médina bleu). Une jolie surprise cependant, la mosquée.

Marché de Tétouan

Nous avions prévu de passer une petite journée à Tanger avant de rentrer à Paris. Une ville assez grande, sans charme et bruyante.

Terrasse à Chefchaouen

 

[Les Cyclades] Naxos

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Depuis le bateau, on aperçoit de loin les maisons avec les toits en terrasse et les façades d’un blanc éclatant. Ce sera ce même paysage en arrivant sur chaque île. La vie est concentrée autour de la principale et souvent unique ville (Chora). Au débarcadère, une myriade de propriétaires fond sur les touristes. Nous avions réservé tous nos logements en avance pour ne pas nous en préoccuper sur place mais qui conditionnaient très précisément notre itinéraire. Nous avons souvent été hébergés chez des locaux et le rapport qualité / prix est exceptionnel.

Eglise de Chora

Naxos est sèche et désertique. Nous y avons fait un peu de randonnée. Les chemins ne sont pas beaucoup balisés et nous n’avons croisé que des chèvres. Le mois de juin n’est pas encore trop chaud et nous avons bien supporté l’absence d’ombre. L’excursion réserve quelques bonnes surprises comme une improbable  église abandonnées au milieu de hautes herbes, de beaux points de vue sur l’ensemble de l’île ou de petites bergeries en pierres sèches.

Fidèle à nos habitudes et en absence de transport en commun, nous sommes rentrés de la balade en stop. Mais la circulation est tellement limitée que le retour a été laborieux. Nous avons eu plus de succès sur les autres îles où le stop est globalement très efficace.

Façades blanches et câbles électriques agrémentent le paysage

La ville présente un intérêt limitée et nous avons préféré profiter du charme et du calme de la campagne environnante. Le port offre un spectacle intéressant le matin lorsque les bateaux rentrent de la pêche et que les filets de pêche et les pieuvres sont mis à sécher sur le quai.

Un coup de coeur pour le petit déjeuner chez Aktaio sur le front de mer. Nous nous sommes découvert une passion pour le yaourt au miel et y sommes retournés le lendemain!

La mer qui entoure les îles nous offre un incroyable horizon et nous avons profité du coucher de soleil presque tous les jours. À Naxos, les derniers rayons jouent avec les vestiges du temples d’Apollon qui rappèlent que déjà les Grecs anciens habitaient l’île.

[Les Cyclades] Amorgos

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Armorgos est une île peu touristique qui vît au rythme des hommes âgés montés sur leur âne. Nous sommes restés deux jours pour y faire le tour.

Pastèque fraiche en guise de cadeau de bienvenue: nous étions presque embarrassés par la générosité sincère de notre hôte.

Chora

Les horaires de bus étaient vraiment peu pratiques et nous avons atteint l’autre coté de l’île en stop. Le relief est important et la route un poil vertigineuse. Le coté sud de l’île n’a pas de plage mais cache un improbable monastère accroché sur le plan des falaises.

La visite nécessite une tenue correcte et d’horribles  et épaisses fripes sont à disposition pour vous couvrir. Elles réservent quelques suées dans les marches! Dans le monastère, un moine (?) orthodoxe vous propose des pâtisseries sucrées et prend le temps de discuter avec les visiteurs. Une expérience étonnante qui justifie un petit don dans l’offrande.

Le chemin qui part derrière est probablement plus pour les chèvres que pour la rando et nous avons fini par faire demi – tour au bout d’une heure.

Pour le retour, nous avons un peu forcés la main à de jeunes touristes français motorisés. Même si Armogos est l’une de nos îles préférées et que nous recommandons la visite, nous nous demandons quand même ce qu’ils pouvaient y faire pendant 5 jours. C’était peut – être des fans du Grand bleu qui a été tourné dans les environs et dont la diffusion est proposée tous les soirs dans un resto sur le bord de mer?!

[Les Cyclades] Santorin

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Après trois jours à Naxos et deux jours à Amorgos, l’arrivée à Santorin fut un peu difficile. Beaucoup, beaucoup de touristes, de circulation et de bruit. A peine débarqué du port, on a déjà le droit à une attraction touristique : la montée en dos d’âne. Car, oui, à Santorin le port se trouve tout en bas de la ville juchée en haut d’une falaise. Une ascension de quelques minutes est alors impérative mais si vous avez quelques euros à dépenser inutilement, vous pouvez toujours monter sur le dos d’un âne puant avec autant d’autre touristes asiatiques l’appareil photo autour du cou.

Les ânes retournent au port de Santorin pour remonter une nouvelle cargaison de touristes

L’île est en réalité le vestige d’un ancien volcan ce qui lui donne une forme longiligne et légèrement courbée très caractéristique. Nous avons visité les ruines de l’ancien Thira en haut d’une montagne avant de redescendre sur une plage de sable noir brulant à Perissa.

Finalement nous nous sommes adonnés à l’attraction touristique incontournable : la visite en bateau du cratère du volcan et des sources d’eaux chaudes. On ne peut pas dire que l’excursion nous ait particulièrement plu. Nous ne sommes pas de grand fan des bateaux remplis d’une quarantaine de touristes et d’un timing minuté qui nous empêche de profiter pleinement du lieu. On est pressé par le temps si bien qu’on a à peine le temps de faire l’aller retour du bateau jusqu’aux sources d’eau chaude à la nage. Et oui, le bateau jette l’ancre à quelques dizaines de mètre du bord en vous indiquant la direction à suivre. Toutefois, il est intéressant d’aller sur le volcan et d’y découvrir la roche noire et son paysage désertique.

Sur le volcan

Les Cyclades c’est aussi l’occasion de faire le plein de coucher de soleil époustouflants tous les soirs. Nous nous en sommes donnés à coeur joie !

A Santorin, loin de faire les originaux, nous sommes aller à Choia : le spot avec les églises aux dômes bleu et les moulins.

Coucher de soleil sur Oia

L’avantage de ces îles touristiques c’est qu’il est inutile de louer un scooter ou une voiture, les transports publics sont assez bien développés, à l’heure et à prix très abordable ! Par contre, ils ont tendance à être vite plein à craquer mais on trouve toujours une petite place. Ne vous étonnez pas si vous ne payer pas en montant, l’assistant du chauffeur de bus, passera dans les rangs (et même si le bus est complètement plein) pour vous vendre ses tickets.

Néanmoins, les bus ne font pas d’heures sup’ dans la soirée et passée l’heure du coucher du soleil il vous faudra user de vos charmes pour rentrer en stop avec de charmantes touristes argentines.

Fira

[Les Cyclades] Folegandros

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Randonée à Folegandros

Folegandros, une île absolument charmante que l’on recommande. Un véritable bol d’air frais après les trois jours tumultueux passés sur Santorin. Seules deux villes sont construites sur cette île restée relativement sauvage. Au centre de l’île Chora est un véritable havre de paix avec ses rues calmes et ombragées et sa place principales arborées. La petite chapelle de la Panagia qui surplombe la ville nous offre une vue panoramique sur toute l’île.

Chora

L’ile se prête aux randonnées mais ce n’est pas bien balisé et nous nous sommes perdu en reliant le port de Karavostassi à Chora à travers des arbustes sauvages et piquants en plein cagnard.

Nous avons poussé en voiture jusqu’à Ano Meria mais ce n’était pas fou. Nous avons pu nous rafraichir à la plage d’Agali.

[Les Cyclades] Milos

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Notre dernière étape dans les Cyclades est certainement notre coup de coeur de ce voyage. L’île est la plus hétérogène en matière de paysages. Il est indispensable d’être motorisé pour la sillonner et en profiter pleinement. Nous avons opté pour le scooter à 15 euros à journée ! A ce prix là, la cylindrée est petite, et la (le) passager doit descendre de l’engin pour permettre de monter les côtes!

Plage de Sarakaniko

Criques, plages et paysages grandioses se succèdent pendant cette première journée de balade dans les terres. On conseille en particulier la plage paradisiaque de Firiplaka avec ses eaux turquoises, les impressionnantes concrétions rocheuses blanches de Sarakiniko et la crique super intime de Papafrangas.

Port de Klima

Pour la seconde journée, nous avons opté pour la découverte de l’île par la mer. Une excursion d’une journée à bord d’un petit bateau, accompagné d’une petite dizaine de personnes. Très agréable, bien plus que l’excursion à Santorin car il s’agit cette fois – ci d’un bateau de taille plus modeste et le rythme est beaucoup plus tranquille. Le commandant nous aménage d’agréable pauses baignades et les rochers autour de l’île sont spectaculaires.

Au large de Milos

Contrairement aux autres îles, Milos ne dispose pas de villages vraiment typiques si d’hôtels ou de restaurants particulièrement sympas et mignon. Le port est une ville assez touristique, sans charme.

Athènes

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De retour des Cyclades, l’arrivée à Athènes a été un choc: la ville est très dense, sale et plutôt pauvre. Peut – être est – il plus pertinent de commencer  son séjour par la capitale? Nous y avons passé une seule journée et cela nous semble suffisant. Nous n’avons pas d’hôtel à conseiller et encore moins celui à 9 euros dans le quartier des prostitués!

Temple de Zeus

L’acropole vaut vraiment le coup, surtout à l’ouverture pour éviter l’affluence. Malgré quelques échafaudages, le Parthénon reste impressionnant. Nous avons aussi beaucoup aimé le temple de Zeus, moins fréquenté. Un pass permet d’avoir accès à l’ensemble des sites mais attention!,  la politique d’austérité budgétaire conduit à fermer les moments dès 15h30 et nous n’avons pas pu visiter l’Agora.

Vue sur l’acropole

La montée au mont Lycabette nous offre une superbe vue sur l’acropole. Nous y sommes retournés pour la vue nocturne. Pour le coucher de soleil, nous avons préféré la colline du Philopappou pour une vue surplombante sur la ville qui en illustre la densité urbaine.

Malgré notre perception plutôt mitigée de la ville, les locaux nous sont apparus une nouvelle fois très sympathiques et curieux de discuter avec nous.

 

 

Venise

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Nous avons passé un super week – end dans la ville romantique de Venise en avril. Malgré les touristes, nous avons été enchanté par les rues piétonnes baignées par les premiers rayons du soleil de printemps.

Nous avons rejoint la cité des Doges… en train de nuit depuis Paris. La compagnie Thello propose des prix d’appel à 70 euros A/R: le voyage passe vite et quel spectacle d’assister au lever du soleil sur la ville en arrivant.

Nous avons rapidement abandonné nos affaires à l’hôtel pour nous précipiter dans les ruelles tout excités.  Nous avons pris un pass pour le vaporetto qui s’est avéré très rentable car nous n’avons cessé d’emprunter cette navette fluviale pour nous déplacer mais surtout pour visiter la ville de l’intérieur. Préférez l’avant de l’embarcation car les gaz d’échappement à l’arrière donnent rapidement la nausée!

Les gondoles faisant face au Palazzo Ducale

Nous avons arpenté les quartiers de façon méthodique et c’est le Dorsudoro qui nous a le plus plu. Contrairement à la plupart des grandes villes italiennes, l’absence de véhicules, et même de scooter, dans les rues rend la ballade particulièrement agréable même si cela est probablement moins vrai au coeur de l’été quand le flot de touristes inonde les quais. Les rues pavées, les ponts en pierre qui enjambent les canaux, et les façades grandioses des palais contribuent à l’atmosphère romantique de la ville, à la hauteur de sa réputation.

Gondole sur le Gran Canale

La visite de la Sérénissime s’apprécie au hasard des déambulations mais offre aussi de nombreuses visites culturelles comme le Palais des Doges où chaque pièce est encore plus éblouissante que la précédente. La basilique Saint – Marc est bien sûr magnifique. Faites en sorte d’y pénétrer lorsque le système d’éclairage est en fonctionnement et fait scintiller les mosaïques sur la voute. Un coup de cœur pour la visite du théâtre de la Fenice, magnifiquement restaurée à l’identique après avoir été ravagée par un incendie en 1996.

Vue depuis le Campanile

Le tour en gondole est quasiment obligatoire. On nous entraine dans des canaux moins fréquentés et les 20 minutes passent trop vite. Comptez 60 euros après négociations mais à ce prix, le gondolier ne chante pas!

La ville s’est véritablement organisée sur l’eau et nous avons été étonné de voir des bateaux taxis, des bateaux ambulance ou des bateaux poubelles! La ville est d’ailleurs plutôt propre et nous n’avons pas fait l’expérience de mauvaises odeurs.

Sur l’île de Burano

Une ligne de vaporetto fait le tour de l’île et c’est l’occasion d’assister au coucher de soleil sur Venise. Une autre ligne dessert les îles de Murano et Burano. Nous avons passé un peu de temps sur cette dernière. Les façades des maisons sont incroyablement colorées et toujours d’une couleur differente de celle d’à côté.

Dans une boutique souvenir

Les boutiques nous rappellent la tradition du carnaval mais malgré l’offre nous n’avons pas trouvé le masque de nos rêves. Mais nul doute que nous reviendrons, à l’occasion du carnaval?

Vérone & alentours

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C’est le début des voyages des foxies à travers le monde! Nous avons commencé notre aventure par 5 jours dans le nord de l’Italie à la découverte de Vérone et de ses environs.

Le centre ville de Vérone est particulièrement charmant. Propre et en partie piétonnier, la ville se laisse découvrir facilement. Une grande partie de son attractivité tient au mythe de Roméo et Juliette et, bien sur, nous sommes allés voir le fameux balcon. Si la Ju(liette) a pu difficilement se frayer un passage jusqu’au balcon, elle n’a pas pu entendre la sérénade du Roméo à cause du brouhaha de la foule qui se presse dans l’étroite ruelle.

Sur les hauteurs de Vérone

Nous n’avons pas été les seuls à profiter de la superbe vue depuis les collines environnantes!

Les arènes sont plutôt bien conservées et nous ont plu. Une bonne adresse où déjeuner L’Osteria de la Carega. Pas de menu: le serveur vous débite les plats du jour disponibles; C’est une bonne garantie sur la fraicheur des préparations mais on a toujours tendance à commander soit le premier, soit le dernier choix parce que c’est le seul que l’on a retenu! Nous avons aussi tenté à cette occasion le fameux Aperol Spritz que l’on voit sur toutes les terrasses. C’est très amer et nous ne sommes vraiment pas fan!

Piazza delle Erbe

Un coup de bus et nous voilà à Sirmione, une presqu’île qui pénètre dans le lac de Garde. Pas mal de monde et même si la ville médiévale est un peu superficielle, la vue sur le lac est top. Même quand il pleut.

Sirmione

Et pour finir, nous avons passé un après – midi à Vicence ( Facilement accessible en train depuis Vérone). La ville regorge de palais et même s’ils ont pour beaucoup perdu leur faste, ils donnent une certaine unité architectural à la ville et nous laissent imaginer à quoi ressemblait la concurrente de Venise.