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[États-Unis du Sud] Floride

Partis de Paris sous la neige, les vacances commençaient bien avec 28 degrés à l’arrivée en Floride. La région attire de nombreux touristes américains en janvier et février car les températures y sont plus supportables qu’en été. Après notre découverte des Everglades, on a continué au sud, vraiment au sud, en direction de The Keys. The Keys est un archipel longiligne à la pointe de la Floride relié par une route et de nombreux ponts qui se termine à Key West, la dernière île à quelques kilomètres seulement de Cuba.

La route est longue et la circulation dense. On hallucine de croiser des camping-cars de 15 mètres de long qui tractent parfois même un 4X4! Des camions de forains qui sont appelés des RV pour Recreative Vehicule.

Avec la boîte automatique, le régulateur de vitesse et le comportement incroyablement courtois des américains – ce sera le cas pendant 4000 km –  le trajet passe vite d’autant que la vue est impressionnante. On admire la mer turquoise, les palmiers et les pélicans qui tournoient des deux côtés de la route.

Sur le pont parallèle

Après le calme des Everglades, l’agitation de Key West contraste, en particulier le soir. Ça se bouscule pour le coucher de soleil même s’il sera gâché ce soir là par les nuages. Il a fallu s’armer de patience pour garer la voiture gratuitement et le camping est hors de prix. Notre tente de rando minuscule est vraiment ridicule entre 2 RVs dont les climatiseurs ronronneront toute la nuit. Et à partir de 5h30, ce sont les poules pseudo sauvages de Key West qui nous réveilleront finalement.

Nous n’avons pas pu échapper à la Key Lime Pie (tarte au citron locale) qui ne nous a pas particulièrement emballée. La tarte s’est même fait voler la vedette par un énorme iguane venu nous saluer en terrasse. Assez flippant.

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Iguane sur les Keys

La charme de Key West réside surtout dans ses anciennes maisons en bois colorés encore nombreuses dans le centre historique. La lumière du matin les illuminent joliment. L’ambiance nous a plu et on recommande de faire le détour.

Ne pouvant pas aller plus au sud, nous avons fait demi-tour et la suite de notre périple vers le nord a conduit à Naples sur la côte Ouest de la Floride. Maisons immenses, voitures de luxe européennes, trottoirs nickels bordés de pelouses impeccables, les lotissements qui bordent la mer illustrent admirablement à quoi peut ressembler une banlieue huppée des États-Unis. Très impressionnant. On fait un rapide saut à la plage mais l’océan atlantique est froid et on se contente d’observer les pélicans qui pêchent.

Naples

En remontant la côte Ouest en direction d’Orlando, nous avons fait une halte au camping de Koreshan State Historic Site. Nous y avons visité le lendemain un ancien village du XXe qui a été fondé par une étrange communauté. On nous donne à voir différents baraquements qui illustrent le quotidien des habitants de la secte. Des personnages en costume nous donnent des explications sur les croyances de ces utopistes et leur mode de vie.

Koreshan State Historic Site

Nous avons ensuite rejoint les îles de Captiva et de Sanibel qui constituent des espaces protégés au cœur d’un parc national. Aux États-Unis, cela signifie une autoroute pour y aller, un péage pour y entrer et un parking payant… Grosse déception car les plages n’ont vraiment rien d’exceptionnelles et les chemins ne permettent pas de faire une boucle un  peu longue. On sauvera quand même le Lovers Key State Park où de magnifiques oiseaux trouvent refuge.

À défaut de profiter des plages, on a traîné dans les outlets  de vêtements du coin et fait quelques courses pendant que la tente séchait sur le capot de la voiture.

Héron au coucher du soleil sur la plage du Lovers Key State Park

On avait déniché avant de partir un camping gratuit dans les environs. La confirmation de la réservation nous donnait le code du cadenas de la grille. Une fois ouvert, nous avons roulé quelques minutes dans la nuit sur une piste sombre avant de finalement tomber sur une clairière où quelques campeurs étaient déjà installés autour d’un feu de bois. Super expérience avant de rendre la voiture à Orlando, sans prendre le temps de visiter, et sauter dans l’avion pour la Nouvelle-Orléans.

Aux États-Unis, le camping est assez développé. Nous en avons donc profiter pour faire des économies et découvrir un « mode de vie à l’américaine ».

Deux sites indispensables pour réserver vos emplacements : reserveamerica.com, il recense l’ensemble des campings étatiques et nationaux et freecampsites où une communauté de baroudeurs américains recensent les lieux de campings gratuits (parking pour RV ou terrain pour tente) ainsi que les campings privés.  Les lieux sont actualisés par les gens qui commentent, ils y mettent le numéro de téléphone, le site internet (s’il existe) et les coordonnées géographiques. Certains d’entre eux ne sont disponibles que sur réservation préalables et pour d’autres il faut avoir un permis (très utile si vous être américains, un peu moins si vous n’allez passer que quelques semaines sur le continent).

On à testé :

  • Les campings nationaux dans les National Parks : Flamingo Campground au sud des Everglades; Très confortable avec douche, eau chaude et vue sur la mer. Monument Lake Campground entre Shark Valley et Gulf Coast dans les Everglades. L’un de nos campings préférés lors de notre séjour. Une superbe emplacement au bord d’un lac, en pleine nature avec un rangers et sa femme qui vivent ici dans leur RV à l’année. Un très bon accueil avec en prime un magnifique levé de soleil dans la brume du lac. Seul bémol, pas d’eau chaude ni de douche.

Ces campings ferment généralement à la tombée du jour et sont régis par les rangers. En plus de la nuit de campings généralement entre 15 et 25 $ pour un emplacement, il faut ajouter le prix de l’entrée dans le parc. Mais si vous arrivez après la fermeture « officielle » du parc, les caisses sont fermées.

  • Les campings étatiques dans les State Parks. Également régis par les rangers, ils fonctionnent sur le même modèle que les parcs nationaux. Nous avons testé le Koreshan Camground. Attention les portes ferment à 20h. Nous sommes arrivés après et nous avons heureusement eu la chance de croiser un rangers qui rentrait chez lui et qui a pu appeler son collègue et le prévenir de notre arrivée. Le camping est placé dans le parc où se trouve le village de l’ancienne secte des Koreshan que nous avons pu visiter gratuitement le lendemain. Comme pour les parcs nationaux : toilettes, douches et eau chaude. Petit plus : l’électricité sur l’emplacement.
  • Les campings privés. Souvent plus chers (quoique nous avons connus quelques exceptions). Notre nuit la plus chère du séjour, celle à Key West : plus de 60$ pour un emplacement à l’odeur de bête morte à côté d’énormes RVs et du ronronnement de leur climatiseur. Toutefois, après une analyse comparative précise, il s’avère que le Boyd’s Campground avait le meilleur rapport « emplacement/prix » puisqu’il se situe à Key West (l’un des seuls). Bien sûr, à ce prix là, on a le droit au wifi, à l’eau chaude et aux sanitaires bien entretenus.
  • Les campings gratuits : de simples emplacements avec des toilettes sèches et une arrivée d’eau. Nous avons testés Oak Ridge dans le Hillsborough Wilderness Preserve. Uniquement accessible sur réservation préalable, on vous envoie une confirmation de réservation par mail avec le code d’accès qui vous permettra d’ouvrir l’un des cadenas de la grille. Perdus au milieu de la forêt, nous avons vraiment apprécié ce site où nous avons pu faire du feu gratuitement.

La plupart des campings sont perdus au milieu de la nature avec néanmoins tous le confort nécessaire : table de pique-nique, toilettes en dur, douche avec eau chaude et parfois même électricité. On a vraiment apprécié ce mode d’hébergement un peu plus dépaysant que le motel et au rapport qualité/prix imbattable ! Ça nous a permis de découvrir des endroits que nous n’aurions pas exploré si nous avions été à l’hôtel.

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